Actualités

 

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE des membres de l’IES aura lieu le 7 juin 2018 à 13h30 dans nos locaux, au 9 rue MICHELET, dans la salle de conférences, au deuxième étage. Elle sera suivie à 15h00 par un hommage à Michel AUCOUTURIER. Soyez nombreux à venir, vous êtes cordialement invités.

Pour les gens qui ne peuvent pas se déplacer, voici le rapport moral du Président, Pierre GONNEAU

Chers membres de l’Institut,

Notre Assemblée générale se tient de nouveau en juin, après une année studieuse et plutôt fructueuse. Notre intention était de faire le point avant les grandes vacances, en toute sérénité, mais nous aurions sans doute dû prévoir le cinquantenaire de mai 68 qui a ravivé les blocages et les grèves. Vu leur calendrier perlé et les obligations de chacun, il était fort difficile de tomber sur une date qui convienne à tout le monde et je suis désolé pour ceux qui sont empêchés de venir.

Après cette assemblée, nous avons prévu de rendre hommage à un collègue qui a beaucoup compté dans notre discipline et dans notre association, je veux parler de Michel AUCOUTURIER qui nous a quittés le 20 décembre 2017. Nous avons également perdu Oksana BIGARD, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne, le 7 février 2018, Véronique LOSSKY, professeur à l’université Paris-Sorbonne, le 17 mars, Henri MENANTAUD, maître de conférences à l’INALCO, le 4 avril, et Anne-Marie SMIRNOV, professeur à Angoulême, le 13 avril. Nous rendons hommage à leur dévouement et à leur rayonnement.

Ainsi que vous le confirmera, de façon éloquente, le rapport financier, l’IES a sensiblement redressé ses comptes pendant l’année écoulée. Le solde de 2017 est positif. Ce résultat est dû aux traditionnelles « locomotives » que sont les méthodes de langue de russe et de polonais, et les grammaires (avec une nouvelle édition pour le bcms et bientôt pour le slavon), mais aussi au livre de Michel Niqueux, L’Occident vu de Russie, et au numéro de la RES sur la linguistique et la révolution de 1917 (88.1-2). En outre, grâce au travail de fond entrepris par Ph. Gelez et S. Archaimbault, nous avons pu diminuer notre passif. Les auteurs et leurs ayant-droits ont accepté de nous remettre tout ou partie de notre dette envers eux et nous allons retirer des comptes, avec votre accord, des sommes dues à des fournisseurs qui ont disparu. Il reste que nous avons toujours une ardoise importante auprès de notre imprimeur et des frais de fonctionnement non négligeables. Dans les toutes prochaines années, avec le départ à la retraite de notre employée, préposée à la vente et plaque tournante du fonctionnement de l’association, mais aussi la – possible – restructuration de nos locaux, il nous faudra repenser complètement notre mode de fonctionnement en tant qu’éditeur.

L’an dernier, vous avez approuvé, sur ma proposition, deux projets d’appel à la générosité publique. Le premier, d’un coût évalué à 4670 €, consistait à restaurer la plaque en métal reproduisant le scribe de Bilibine inscrit dans la lettre S, qui orne la façade de l’Institut. Vu les incertitudes sur les futurs travaux, il a été mis en attente. Le deuxième, consistait à lancer la numérisation du fonds photographique Tolstoï de l’IES et à le rendre accessible sur une plateforme de consultation. Nous partions d’un devis de 4880 € pour construire la plateforme et de 10125 € pour une numérisation en externe. En association avec l’Université Paris-Sorbonne, nous avons lancé une collecte sur la plate-forme de financement participatif Kiss KissBankBank, pour un premier montant de 8000 €. Ce plafond a été atteint, avec des dons allant de 5 jusqu’à 500 €. L’IES a reçu directement 3150 € et la cagnotte collectée sur KissKissBankBank, déduction faite des frais, s’élève à 5900 €. Il faut d’abord souligner le succès de cette opération qui montre que nous sommes capables de sensibiliser 88 donateurs, dont une bonne vingtaine ne font pas partie de nos membres. Ce succès en a permis un autre. Xavier Galmiche a réussi à obtenir du CNRS des financements pour acheter un scanner hautement performant et a décroché un poste d’assistant-ingénieur qui sera chargé de coordonner le traitement des fonds patrimoniaux conservés au 9, rue Michelet. Nathalie Lereboullet a ainsi rejoint l’équipe EUR ORBEM. Avec Lidwine Warchol, Sylvie Archaimbault, Claire Delaunay, Sylvie Leperre et Evelyne Fresinsky, elle a patiemment mis au point l’inventaire précis des photos, réalisé leur numérisation et discuté la réalisation de la plateforme avec notre prestataire de service. En revanche, le versement des 5900 € provenant de KissKissBankBank, en passant par Paris-Sorbonne (qui entretemps est devenu Sorbonne Université) s’est avéré un chemin semé d’épines. L’expérience nous apprend qu’il vaudra mieux à l’avenir traiter directement avec une plateforme de financement participatif. La présentation du fonds est la première manifestation visible de la mise en valeur du patrimoine de notre association. Dans le même temps, l’inventaire du fonds André Mazon se termine et des classements nouveaux sont en cours. Nous avons été également présents au Salon du livre 2018, dont la Russie était l’invité d’honneur, et une table ronde a fait état de notre association au projet en cours de publication d’une Bibliothèque de la littérature russe en traduction française.

Dans la dernière semaine d’août, à Belgrade, aura lieu le Congrès international des slavistes (MKS). Les communications de la délégation française qui nous représentera vont paraître dans le fasc.1 de 2018 de la Revue des études slaves. Je rappelle à cette occasion que la RES est désormais accessible en ligne sur JStor et sur Revue.org.

À Belgrade, nous soumettrons, par la voix de Natalia Bernitskaia, la candidature de la France à l’organisation du prochain MKS, en 2023. Si elle était acceptée, ce qui n’est pas acquis, ce serait la première fois que le MKS se déroulerait dans un pays non-slave. Ce serait un pari audacieux pour nous, mais aussi la meilleure façon de fêter dignement le centenaire de l’Institut d’études slaves. Une telle entreprise demanderait la mobilisation de tous nos membres, en particulier les plus jeunes, et de tous les établissements impliqués dans l’enseignement et la recherche en études slaves. L’IES va entrer en effet dans sa centième année dès 2019, puisque les différentes dates de sa fondation, de la création de la Revue des études slaves et de l’inauguration des locaux du 9, rue Michelet, s’échelonnent entre 2020 et 2023. Je vous invite tous à mobiliser vos réseaux d’enseignement, de recherche et d’amitiés, afin de proposer des initiatives qui donneront le plus d’éclat possible à ce centenaire.

Je vous remercie de vos nombreuses marques de soutien et d’intérêt pour l’activité de notre association, et vous invite à renouveler votre cotisation et à parrainer de nouveaux membres.

Pierre Gonneau

 

Comments are closed.