Images d’un pays rêvé, en deux volumes tome I. Textes, tome II. Livres d’images

par Xavier GALMICHE

ISBN 979-10-96982-11-0, 432 p., illustrations en noir & blanc et en couleur, cartes, index des lieux, bibliographie, tables des illustrations et des cartes

En 1903, l’ écrivain suisse William Ritter s’ en va marcher dans les Petites Carpates. La région de Myjava, à la pointe occidentale de la Slovaquie qui fait encore partie du Royaume de Hongrie, est une révélation. Jusqu’ en 1914, il y multiplie les séjours. Il note, dessine, aquarelle et photographie sans relâche… et se fait aimer de Janko, qui deviendra son compagnon. Il publiera des articles alimentaires sur la politique, un roman puis une nouvelle socio-graphiques, Fillette slovaque (1903) et L’ Entêtement slovaque (1910), ainsi qu’ une étude sur l’ architecture de Myjava. Mais quoiqu’ il incite ses amis – dont Ch.-E. Jeanneret, futur Le Corbusier – à y voyager, ce pays reste son jardin secret.

Durant les années d’ après 1900, Ritter fut l’ auteur d’ articles pionniers sur Mahler (dès 1901), d’ Études d’ art étranger (1906), de la première monographie en français sur le compositeur tchèque Smetana (1907), de reportages sur la Moravie et le peintre Uprka (1912). Mais il n’ aura pu lever le voile sur sa Slovaquie.

Le deuxième tome, Livre d’ images, a été motivé par la restauration à la Bibliothèque de Neuchâtel de photographies retrouvées, qu’ il complète d’ un échantillon d’ œuvres graphiques et de sources écrites.

 

par Pierre DEFONTAINES

sous la direction de Jana Vargovčiková

ISBN  979-10-96982-07-3, 160 p., illustrations en noir & blanc, cartes

 

La Vie forestière en Slovaquie, paru en 1932, apporte un éclairage singulier sur une époque et un monde révolus – celui des villages forestiers de Slovaquie, leurs habitants et la nature à laquelle ils étaient liés. La préface de Michel Lompech retrace la trajectoire de son auteur, le géographe Pierre Deffontaines. À travers l’exemple slovaque, peu connu du lecteur français, l’ouvrage permet de découvrir les enjeux économiques, sociaux, mais aussi culturels de la forêt, aujourd’hui source d’intérêts, curiosités ou revendications.

 

 

par Dominik TATARKA

suivi de

La Rencontre avec Tatarka par Bernard Noël

recueil de textes réunis et édités par Mateusz Chmurski

ISBN 979-10-96982-12-7, 186 p.

Le Démon du consentement de Dominik Tatarka est un « Traité

fantastique de la fin de la période stalinienne ». Récit drolatique de la chute d’un poète du sérail poursuivi pour avoir osé mettre en doute l’ordre du jour du Congrès des Écrivains, implacable brûlot contre la terreur totalitaire, publié dès les premiers signes du « dégel » khrouchtchévien, en 1956, c’est une des œuvres majeures des débuts de la déstalinisation, mais aussi une réflexion actuelle sur le rapport de l’individu à la décision politique.

Sa réédition, coordonnée par Mateusz Chmurski, s’accompagne d’essais mettant en perspective cette nouvelle dans l’histoire des dissidences européennes, mais aussi d’autres textes de l’écrivain slovaque et du récit que Bernard Noël fit de leur rencontre en 1986.

Dominik Tatarka (1913-1989) est une figure majeure de la littérature slovaque du XXe siècle. Étudiant de la Sorbonne, membre du parti communiste, compagnon de l’insurrection slovaque de 1944, fonctionnaire d’État puis fervent opposant relégué au poste de garde forestier, il témoigne, par son parcours et son œuvre, de l’enthousiasme de l’engagement et de la détresse des illusions perdues, de la légèreté amoureuse et de la réalité des conflits.

Histoire de soi, histoire des autres. Essais et articles

par L’ubomir LIPTÁK réunis par Roman Krakovsky

ISBN 979-10-96982-06-6,  320 p., index des noms

La Slovaquie est enclavée au cœur de l’Europe centrale, à la jointure des aires culturelles germanique (sa capitale Bratislava se trouve à 75 kilomètres de Vienne), hongroise (elle compte encore aujourd’hui une importante minorité magyarophone) et slave (elle est limitrophe de la Pologne, des Pays tchèques et de l’Ukraine). Pays marqué, jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale, par la multiculturalité et la présence de diverses communautés, notamment juive, la Slovaquie devient, après 1945, un pays ethniquement homogène, sans pour autant retrouver une stabilité politique : au XXe siècle, elle a connu deux guerres mondiales et cinq formes étatiques (Empire austro-hongrois jusqu’en 1918, Tchécoslovaquie jusqu’en 1938 puis de 1945 à 1992, État slovaque 1939-1945 et République
slovaque de 1993 à nos jours).

Le présent ouvrage propose d’explorer l’histoire de ce pays à travers une sélection d’essais et articles de l’essayiste et historien Ľubomír Lipták. Le recueil,
réuni par Roman Krakovsky, est une invitation à réfléchir sur le rôle de l’histoire et de l’historien dans la cité, les identités collectives et la place des conflits dans l’histoire récente de cette partie de l’Europe. Leur point commun est une écriture et un style incisifs, ainsi qu’une approche non conventionnelle et sans concessions des transformations que ce pays et cette région ont connues au fil du court XXe siècle.

Roman Krakovsky est historien et enseignant, spécialiste de l’Europe centrale et orientale. Il enseigne à l’Université de Genève. Il est l’auteur de L’Europe centrale et orientale de 1918 à la chute du mur de Berlin (Armand Colin, 2017) et prépare actuellement un essai sur le populisme en Europe centrale et orientale, à paraître chez Fayard en 2019.

 

 

Milan Rastislav Štefánik, héros franco-slovaque de la Grande Guerre

par Michal KŠIŇAN

ISBN 979-10-96982-08-0, 344 p., index des noms, illustrations en noir et blanc

 

Personnalité hors du commun, Milan Rastislav Štefánik (1880-1919), a parcouru le monde, avant de devenir le héros national slovaque. Peu connu en France, qui est pourtant sa seconde patrie, sa trajectoire n’en a pas moins impressionné ses contemporains, et continue de frapper les esprits. Dès le début du XXe siècle, avant la guerre, il se distingue dans le domaine scientifique. Son ascension politique s’accélère au cours de la Première Guerre mondiale, lorsqu’il devient l’un des dirigeants du mouvement national tchécoslovaque dont l’objectif est de créer un État tchéco-

slovaque après le démembrement de l’Autriche-Hongrie. Fasciné par les inventions technologiques, Štefánik s’engage dans l’aviation en tant que simple soldat et combat sur les fronts occidental et serbe. Il finira la guerre comme général à titre temporaire.

Doué d’un esprit visionnaire en sciences comme en politique, fort de ses multiples expériences, de son éloquence et surtout de son charme, il séduit dans les salons parisiens ou romains ses interlocuteurs ; il les sensibilise à la cause tchécoslovaque dont ils deviennent souvent des partisans en le mettant en contact avec des hommes politiques de premier rang. Štefánik, l’un des pères-fondateurs de la Tchécoslovaquie née en octobre 1918, meurt dans un accident d’avion en rentrant dans son pays natal, en mai 1919. Sa mort prématurée, dont les causes restent objet de polémiques, n’a fait que renforcer sa légende naissante. Cette première biographie scientifique de Štefánik procède en considérant sous plusieurs angles ce personnage excpetionnel, afin de comprendre comment s’est construit son  statut de héros, et d’analyser le mythe qui l’entoure.

 

Revue des études slaves, vol. 89, fasc. 4

sous la direction de Philippe Gelez

Markovic Sacha, Les intellectuels révolutionnaires yougoslaves de l’entre-deux-guerres
The Yugoslav Revolutionary Intellectuals between the two World Wars

Cosovschi Agustín, Entre l’homme et le système : la sociologie yougoslave des années libérales jusqu’au retour de la censure
Between the Man and the System. Yugoslav Sociology from the Liberal Years to the Return of Censorship

Gatti Luigi, Les années 1970, point d’orgue de la tension doctrinale en Yougoslavie
The 1970’s in Yugoslavia: the Culmination of the Doctrinal Antinomy

Vukadinovic Nebojsa, Art et politique dans l’espace yougoslave : 1980-1990
Art and Politics in Former Yugoslavia: 1980-1990

Lutard Catherine, Passé, mémoire et lustration : le complexe imbroglio yougoslave
Past, Memory and Lustration: Law in the Imbroglio Yugoslavian Complex

Светликова Илона, Орфизм в «Мусагете»
Orphism in the Circle of ‘Musagetes’

Bidaud Samuel, Mystification et illusion dans les nouvelles de Zdenĕk Svĕrák
Mystification and Illusion in Zdeněk Svěrák’s Short Stories

CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUE
COMPTES RENDUS
Vesselinov Dimitar, Angelova Anna, Речник на френските думи в българския език, Sofia, 2015-2017, par Irena Kristeva

Kabakova Galina, D’un conte l’autre, Paris, 2018, par Elena Balzamo

Medved′ A. N., Болезнь и больные в Древней Руси: от «рудомета» до «дохтура». Взгляд с позиций исторической антропологии, SPb, 2017, par Kirill Stanislavovič Xudin

Moullec Gaël-Georges, Zazerskaia Tatiana, la Russie à l’Académie des sciences : 300e anniversaire de la visite en France de Pierre le Grand, membre de l’Académie royale des sciences, Paris, 2017, par Pierre Gonneau

Sojmonov F. I., История Петра Великого, sous la direction de P. A. Krotov, Sankt-Peterburg, 2012, par Michel Mervaud

Scherrer J., Steila D., Gor′kij-Bogdanov e la scuola di Capri. Una corrispondenza inedita, Roma, 2012, par Paola Cioni

Arias-Vixil′ M. A., Буревестник versus Альбатрос: французский контекст творчества Максима Горького, Moskva, 2018, par Michel Niqueux

Kandinsky, Malevitch, Filonov et la philosophie. Les systèmes de l’abstraction dans l’avant-garde russe, Jaccard Jean-Philippe, Podoroga Ioulia (dir.), Lormont, , 2018, par Juliette Milbach

Lekmanov O. A., Осип Мандельштам: ворованный воздух. Биография, Моskva, Аst, 2016, par Catherine Depretto

Schruba Manfred, Словарь псевдонимов русского зарубежья в Европе. 1917-1945, sous la réd. d’Oleg Korostelev, Moskva, 2018, par Svetlana Garziano

Le spectacle de la Révolution : la culture visuelle des commémorations d’Octobre, Gianni Haver, Jean-François Fayet, Valérie Gorin et Emilia Koustova (dir.), Lausanne, 2017, par Pierre Boutonnet

Cerovic Masha, les Enfants de Staline : la guerre des partisans soviétiques (1941-1944), Paris, 2018, par Paul Lenormand

Le Foll Claire, la Biélorussie dans l’histoire et l’imaginaire des Juifs de l’Empire russe (1772-1905), Paris, 2017, par Boris Czerny

Babin Yar, Memory against History’ Background, Vitaliy Nakhamanovych (ed.), Kiev, Laurus, 2017, par Boris Czerny

CHRONIQUE : Nécrologie
José Johannet (1924-2013), par Pierre Gonneau
Véronique Lossky (1931-2018), par Caroline Bérenger
Nikita Struve (1931-2016), par Tatiana Victoroff
Ouvrages reçus

Résumés/Summaries

Table des matières du tome LXXXIX (2018)

 

 

Modernités littéraires d’Europe centrale (1880-1920) à travers les œuvres de Géza Csáth, Karol Irzykowski, Ladislav Klíma

par Mateusz CHMURSKI

ISBN 979-10-96982-05-9, index des noms, index des mots clés, 402 p. + cahier d’illustrations en couleur

Quel rôle la pratique du journal personnel peut-elle jouer dans l’existence de son auteur et comment saisir la circulation de l’au­tobiographique et du fictionnel dans une œuvre, dans une vie ? La mise en parallèle de l’écriture de soi dans l’œuvre de trois écrivains centre-européens, trois citoyens de l’Autriche-Hongrie du début du XXe siècle, permet d’explorer le labyrinthe de leurs constructions identitaires, une modernité autre : multilingue, entrouverte, étendue entre théorie et pratique du texte.
Une analyse convergente du corps du texte et du texte du corps dans les écrits du Polonais Karol Irzykowski (1873-1944), du Tchèque Ladislav Klima (1878-1928) et du Hongrois Géza Csath (1887-1919) dé­voile la généalogie de leurs premiers gestes d’écriture, intimes, bien sou­vent survenus en crise, mais poursuivis pendant un moment, ou toute une vie. Les traces du vécu derrière les lignes de l’œuvre.

Mateusz Chmurski (1985) est maître de conférences à la Faculté de Lettres de Sorbonne-Université, rattaché à l’unité Eur’Orbem ( CNRS Sorbonne-Université). Comparatiste, spécialiste des domaines polonais, tchèque et hongrois, il a dirigé les volumes Karol Irzykowski. La Chabraque. Les rêves de Maria Dunin ( avec Kinga Siatkowska­ Callebat, 2013) ; Modernizm(y) Europy Srodkowej i Wschodniej (avec Ewa Paczoska, 2013) ; Problemy literatury modernizmu Europy Srodkowej i Wschodniej (avec Ewa Paczoska et Izabela Poniatowska, 2017).

Eur’Orbem éditions
Collection Texte/S

 

Miscellanées. La Russie de 1869 à nos jours…

publié sous la direction de Véronique Jobert

Introduction par Véronique Jobert
Une semaine à Saint-Pétersbourg. Octobre 1869, par Arsène Legrelle

Présences russes à Pékin : « Ce qui, longtemps oublié, fait retour désormais… », par Hélène Menegaldo

« Le sang a tué ton âme… » (Ce qui ne fut pas de Boris Savinkov), par Michel Niqueux

La révolution vue par Ivan Bounine et Jours maudits, par Dr Holger Gemba (Bochum)

Le jeu du pouvoir soviétique à Brest-Litovsk, par Alexandre Choubine
Arkhanka, mon berceau !, par Maria Reformatskaïa

Saint-Georges, trait d’union entre Orient et Occident, par Geoges Martinowsky
Tournant du XXe siècle en Russie. Une famille dans la turbulence, par Tatiana Balakhovskaïa & Anne Laurent

Dostoïevski, le regard-pilote de Malraux, par Sylvie L’Hermitte-Howlett
La condition humaine d’André Malraux : pourquoi le roman n’a pas été édité en URSS dans les années trente, par Tamara Balachova

Nous avons lu
32 Société / Politique
La Russie de Poutine à travers des livres :
Zygar Mikhaïl, Les hommes du Kremlin
Kastouéva-Jean Tatiania, La Russie de Poutine en 100 questions
Perroud Héléna, Un Russe nommé Poutine
Blanchemaison Claude, Vivre avec Poutine
Thom Françoise, Comprendre le poutinisme. *par Eugène Berg

80 Littérature / Histoire littéraire
LUSHENKOVA FOSCOLO Anna, Les Artistes-lecteurs chez Marcel Proust *et Ivan Bounine, par Victoire Feuillebois
VALIOUJENITCH Anatoli Le phénomène Lili Brik, Roman *biobibliographique, par Irène Sokologorsky
ZAMIATINE Evgueni, Nous, par Serge Rolet

83 Littérature / Romans. Nouvelles
HOGENHUIS Anne, Gendarmes et terroristes, L’affaire du général S., *par Georges Martinowsky

92 Histoire / Biographies
BEAUNE-GRAY Danièle, I.M. Grevs. Un historien russe à travers *les révolutions (1860-1941), par Dimitri Filimonov

93-99 Histoire / Civilisation / Commémoration de 1917
Le spectacle de la Révolution. La culture visuelle des commémorations *d’Octobre, sous la dir. de G. Haver, J.-F. Fayet, V. Gorin et E. Koustova, par Marie-Christine Autant-Mathieu

Bibliographie
Ouvrages en français sur le monde russe parus de décembre à avril 2018, par Michel Niqueux

1917, La Russie de guerres en révolutions (1914-1921)

publié sous la direction de Philippe Comte

Avant-propos, par Véronique Jobert

Introduction générale, par Philippe Comte

Et si Lénine avait été fusillé ? Réflexions sur l’offre politique des années 1917-1921, par Philippe Comte

Le Palais de Tauride, berceau de la révolution russe, par Emilia Koustova

La décomposition de l’armée russe entre mars et octobre 1917, par Véronique Jobert

Les transformations sociales soviétiques (fin 1917- début 1918), par Alexandre Choubine

Se nourrir d’idéaux : Révolution et alimentation collective, par François-Xavier Nérard

À quoi s’attendaient les habitants des villes de l’Oural en 1917 et qu’ont-ils vu ?, par Igor Narsky

L’avant-garde musicale russe (1914-1921) : vers une révolution politique ?, par Louisa Martin-Chevalier

Vers le pouvoir du peuple, par Alexandre Sumpf

Du dernier cégétiste au premier communiste : *Raymond Péricat et la Révolution russe (1917-1918), par Éric Aunoble

La politique russe du Saint-Siège de 1914 à 1921_ : *la révolution en perspective, par Laura Pettinaroli

Les révolutions de 1917 vues dans les manuels d’histoire, de l’époque soviétique à aujourd’hui, par Olga Konkka

Nous avons lu
Littérature
Histoire littéraire. Théorie. Critique
Tamara V. Balachova, «  Monologičeskoe povestvovanie ot Marselja Prusta k ˮnovomu romanuˮ  » [Le Monologue intérieur romanesque : *De Marcel Proust au «  Nouveau Roman  »], *par Anna Lushenkova Foscolo

Bibliographie
Ouvrages en français sur le monde russe parus de mai à novembre 2017, par Michel Niqueux

 

La Russie, modèle et anti-modèle du XVIIIe siècle à nos jours

Sous la direction de André Filler et Jean-Robert Raviot

Avant-propos, par Véronique Jobert
In memoriam Françoise GONNEAU (1934-2017), par Gérard Abensour
IIIe Doctoriales

Introduction – La Russie modèle et anti-modèle du XVIIIe siècle à nos jours, par André Filler et Jean-Robert Raviot

Maîtriser la langue de Pouchkine ? Enseigner et apprendre le russe dans les universités françaises, du lendemain de la Seconde Guerre mondiale à la fin des années 1970, par Sandra Dominique

Interactions et influences entre les écoles russes, occidentales et françaises dans la recherche linguistique, à travers l’exemple de la notion de « collocation », par Véra Kryshtaleva

Le symbolisme russe comme anti-modèle au XIXe siècle, par Daria Kuntsevich

Les francs-maçons russes, la pensée de contrôle et la naissance de la réflexivité moderne, par Galina Subbotina

Quel modèle pour le sport de haut niveau en Russie aujourd’hui ? Usages et représentations, par Lukas Aubin

Entre « normalité » et singularité : les paradoxes de la politique des nationalités dans la Russie contemporaine, par Sergei Fediunin

La transposition d’un idéal russe en Europe : la Serbie, par Cyrille Milutinovic

Qui dicte « l’intérêt général » en Russie contemporaine ? Retour sur l’architecture du pouvoir depuis la chute de l’URSS, par Vladimir Pawlotsky

À la recherche d’un public perdu : les films soviétiques sur les écrans français (1944-1964), par Nataliya Puchenkina

Prise en compte des technologies occidentales dans le développement économique de la Russie soviétique des années 1920, par Irina Sheveleva

Algirdas Julien Greimas et Lev Karsavine Traduit du russe par Inna Merkoulova
Nous avons lu
Beaux-Arts

Cinéma
Catherine Géry, KinoFabula. Essais sur la littérature et le cinéma russes, par Myriam Désert
Littérature

Histoire littéraire. Théorie. Critique
Olga Blinova (sous la direction de), Zinaïda Guippius, Poésie et philosophie du genre, par Anne Hogenhuis
Histoire

Biographies. Mémoires
Hélène Menegaldo, Diana Nikiforoff. De la Russie en révolution à la Cité interdite.
Иосиф Ильин, Скитания русского офицера. Дневник Иосифа Ильина, 1914-1920 [Les pérégrinations d’un officier russe : le Journal de Iossif Ilyine, 1914-1920], par Michel Niqueux

Histoire. Civilisation
Michel Niqueux, L’Occident vu de Russie : anthologie de la pensée russe de Karamzine à Poutine, par Jean-Robert Raviot

Laura Pettinaroli, La politique russe du Saint-Siège (1905-1939), par Françoise Lesourd

Histoire contemporaine
André Filler, L’impossible nation lettone : étude des lieux d’une natio-genèse post-soviétique, par Katherina Kesa
Bibliographie

Ouvrages en français sur le monde russe parus de décembre 2016 à avril 2017, par Michel Niqueux

sous la direction de Maria Delaperrière

ISBN 979-10-96982-09- 7, 344 p., index des noms

Le succès universel de Quo vadis ? a quelque peu figé l’image de son auteur,
Henryk Sienkiewicz (1846-1916) et occulté la richesse et la diversité de
son œuvre. Les auteurs de Sienkiewicz, voyageur dans le temps et dans
l’espace, armés des outils de la critique contemporaine, en nuancent et
approfondissent la portée ; ils n’oublient pas l’aventure de l’homme
Sienkiewicz qui, tout en étant de son temps et de son milieu, sut
s’affranchir des contraintes.
Avec beaucoup de liberté, ce nouvel homo viator infatigable, sillonna en
effet
Amérique, Europe, Afrique… Attentif au comportement de l’individu et
à l’organisation de la société dans des pays « lointains », il observe,
imagine, médite, raconte. Ses voyages d’un continent ou d’une époque
à l’autre témoignent, dans la description des faits comme dans les
emportements romanesques, d’une authentique empathie pour tout ce qui
est humain. On découvre aussi que l’ironie, si présente dans les textes
de Sienkiewicz, est plutôt une défense devant l’irrésistible et angoissant
mouvement de l’Histoire.
Le lecteur rencontrera ainsi le témoin d’une époque où le
désenchantement du monde commence à se déployer et il pourra suivre les
confrontations de Sienkiewicz avec ses contemporains, Zola notamment ;
il sera également surpris par le parallèle esquissé entre l’écrivain
polonais et le romancier Houellebecq… Voyages multiples dans le temps,
l’espace, les civilisations.
Le volume est accompagné de larges extraits des Lettres de voyage en
Amérique traduits en français.

Russie, la force des faibles

publié sous la direction de Jasmine Jacq

Avant-propos, par Hélène Mélat

Introduction, par Jasmine Jacq

Repenser le paradigme patriarcal du « sexe faible » avec les sœurs Souslova dans la Russie des années 1860-1900, par Lilia Androsenko

Lidia Zinovieva-Annibal, être femme et écrivain à l’époque de l’Âge d’argent en Russie, par Françoise Defarges

Les liens fragiles entre l’URSS et l’Occident : la figure du passeur culturel dans les années 1950, par Dimitri Filimonov

L’émigration, une ouverture intellectuelle : Hélène Iswolsky et la « force des faibles », par Karolina Foletti

Les rapports de force entre générations dans la mise en scène, par Stanislas Roquette des Règles du savoir-vivre dans la société moderne, par Alexis Leprince

La force et la faiblesse des universités russes face à la révolution de 1917, par Darya Loyola

Gouvernance et innovation en Russie : les petites entreprises face à l’État, par Anna de Montfort-Khlopova & Guillem Achermann

La quotidienneté comme champ d’action et discours d’autorité du socialisme tardif : l’exemple du récit de Grigori Gorine Contribution à la question de Derjavine (K voprosu o Deržavine), par Yanina Mouton

Portrait d’une famille de datchniki à Kazan : le quotidien des urbains russes vu à travers la datcha, par Camille Robert-Boeuf

Les genres autobiographiques à l’époque romantique en Russie : le dialogue amical ou amoureux et l’expression de soi, par Galina Subbotina

La dialectique fort/faible dans la poétique de Iouri Tynianov, par Joanna Teixeira

La résistance des « faibles » à travers un acte artistique (sur l’exemple du récit d’Alexandre Soljenitsyne La Confiture d’abricot), par Victoria Zayanchkauskayte

Nous avons lu
LITTÉRATURE – Histoire littéraire, Théorie. Critique
Géry Catherine, Leskov, le conteur. Réflexions sur Nikolaï Leskov, Walter Benjamin et Boris Eichenbaum, par Serge Rolet

Mémoires, Correspondances
Noulens Joseph, Mon ambassade en Russie soviétique (1917 – 1919), par Eugène Berg

Ouvrages en français sur le monde russe parus de mai à novembre 2018, par Michel Niqueux

 

par Aleksandar STEFANOVIC

EAN 9782720405570, 532 p., 2019

L’ouvrage, en se fondant sur des exemples de la littérature et de la presse de la seconde moitié du XIXe siècle jusqu’à nos jours, mais également sur la langue orale (standard et dialectale), porte sur l’étude des numéraux (ou noms de nombre) du bcms (bosniaque, croate, monténégrin, serbe). Ces derniers forment en effet un vaste groupe et obéissent à des règles multiples, d’une rigueur souvent instable. De plus, les meilleures grammaires ne donnent sur ce sujet que des indications restreintes, isolées, voire bien souvent en contradiction avec l’usage. De nombreuses questions restent alors sans réponse et cette étude vise à rassembler les données qui permettent une identification ainsi qu’une caractérisation grammaticale et sémantique plus aisées desdits numéraux.

Dans la première partie, l’auteur décrit les différents types de noms de nombre et leurs caractéristiques grammaticales, ce qui amène, entre autres, à étudier l’épineux problème de la déclinaison des numéraux et à déduire les deux constructions numériques fondamentales du bcms : la construction partitive et la construction concordante.

La seconde partie présente d’abord l’analyse de la distribution réciproque entre les numéraux et les noms comptables, domaine où la norme est très floue et dans lequel la langue poursuit ses efforts pour introduire un peu de régularité. Elle traite ensuite des accords des numéraux avec les autres éléments de la phrase quantifiante, en abordant plus spécifiquement le problème des accords dits « doubles » (accord grammatical et/ou sémantique du prédicat verbal et des déterminants).

Belgrade, 20-27 août 2018

Revue des études slaves, tome 89/1-2

EAN 9782720405549, 272 p.

Rozhdestvenskaya Tatiana, Gordine Alexandre, Zykov Piotr, Les graffiti des pèlerins slaves en France, xiie-xviie siècles
The Graffiti of Slavic pilgrims in France, 12th-17th centuries

Zochios Stamatis, Interprétation ethnolinguistique de termes mythologiques néohelléniques d’origine slave désignant des morts malfaisants
Ethnolinguistic interpretation of neo-Hellenic mythological terms of Slavic origin indicating dead evildoers

Berezovich Elena L., Kabakova Galina, Les nominations secondaires des “entrailles” en langue russe : l’homme psychique
The secondary signifier of “entrails” in the Russian language: the psychological man

Lukashkin Alexey, Les romans sur Rocambole de Ponson du Terrail comme source d’inspiration pour une bande d’escrocs moscovites du xixe siècle : étude sur l’instabilité sociale dans la Russie tsariste des années 1860 à 1870
Ponson du Terrail’s novels about Rocambole as a source of inspiration for Moscow con men of the late nineteenth century: a study on social instability in tzarist Russia between 1860-1870

Blavatskyy Serhiy, The Ukrainian francophone press in France (1919-1921)
La presse francophone ukrainienne en France (1919-1921)

IN MEMORIAM Michel Aucouturier (1933-2017)
Michel Aucouturier, la force du talent, par Catherine Depretto
Michel Aucouturier par lui-même
La Venise de Boris Pasternak, par Michel Aucouturier
Bibliographie des travaux de Michel Aucouturier depuis 2005, par Catherine Depretto, Michel Niqueux, avec la collaboration de Caroline Bérenger
In memoriam Michel Aucouturier (1933-2017), par Jean Bonamour
«… острый галльский смысл…», par Marietta Čudakova
Michel Aucouturier, une leçon de vie, par Laure Troubetzkoy
Quelques mots en souvenir de Michel Aucouturier, par Hélène Henry
In memoriam Michel Aucouturier (1933-2017), par Michel Niqueux
In memoriam Michel Aucouturier (1933-2017), par Valérie Pozner
Les heures lumineuses, par Catherine Perrel
In memoriam Michel Aucouturier (1933-2017), par Boris Czerny
In memoriam Michel Aucouturier (1933-2017), par Caroline Bérenger

Le point sur la question
La correspondance de Maksim Gor′kij, par Michel Niqueux

CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUE
COMPTES RENDUS
Živov Viktor Markovič, История языка русской письменности, Moskva, 2017, par Sylvie Archaimbault
Borowicz Sebastian, Hobot-Marcinek Joanna, Przybylska Renata, Anty-Beatrycze. Studia nad kulturową historią obrazu pijanej i szalonej staruchy, Kraków, 2016, par Katia Vandenborre
Somoff Victoria, The Imperative of Reliability. Russian Prose on the Eve of the Novel, 1820s-1850s, Evanston, 2015, par Laetitia Decourt
Дыханова Б. С., В зазеркалье волшебника слова (поэтика “отражений” Н. С. Лескова), Voronež, 2013, par Jean-Claude Marcadé
Stroev Alexandre, la Russie et la France des Lumières : monarques et philosophes, écrivains et espions, Paris, 2017, par Denis Kondakov
Zalambani Maria, Институт брака в творчестве Л. Н. Толстого (« Семейное счастье », « Анна Каренина », « Крейцерова соната »), Moskva, 2017, par Michel Niqueux
Brezgin Oleg, Сергей Дягилев, Moskva, 2016, par Jean-Claude Marcadé
Роман Осипович Якобсон, N. S. Avtonomova, H. Baran, T. G. Ščedrina (eds.), Moskva, 2017, par Catherine Depretto
Milanović Aleksandar, Reč pod okriljem poetike, Kraljevo, 2016, par Aleksandar Stefanovic
Šmejkalová Martina, Praporu věren i ve ztraceném boji : Vladimír Šmilauer – život a dílo filologa (1895-1983), Praha, 2015, par Patrice Pognan
Lajoye Viktoriya et Patrice, Étoiles rouges : la littérature de science-fiction soviétique, Paris, 2017, par Boris Czerny
Sumpf Alexandre, 1917. La Russie et les Russes en révolution, Paris, 2017, par Pierre Boutonnet
Kobrin Kirill, Постсоветский мавзолей прошлого. Истории времен Путина, Мoskva, 2017, par Ivan Onosov
Cinéma russe contemporain, (r)évolutions, Eugénie Zvonkine (dir.), Villeneuve d’Ascq, 2017, par Françoise Navailh
Muséographie des violences en Europe centrale et ex-URSS, Delphine Bechtel, Luba Jurgenson (eds.), Paris, 2016, par François-Xavier Nérard
Militaires et diplomates français face à l’Europe médiane. Entre médiations et constructions des savoirs, Frédéric Dessberg, Antoine Marès (dir.), avec la collaboration d’Isabelle Davion, Paris, 2017, par Daniel Baric
Fantôme (le) de la liberté revue littéraire pour la survie en ces temps schizo­phrènes, Nenad Popović, Dalibor Šimpraga, Yves-Alexandre Tripković (eds.), Zagreb – Paris, 2016, par Daniel Baric
Filler André, l’Impossible nation lettone : étude des lieux d’une natio-genèse post-soviétique, Strasbourg, 2016, par Céline Bayou

Résumés

 

 

Récits de soldats et de civils

Revue des études slaves, tome 88/4

EAN 9782720405532, 223 p., 2017

sous la direction d’Étienne Boisserie et de Catherine Horel

Introduction, par Étienne Boisserie et Catherine Horel
Hutečka Jiří, “Looking Like the Other Guys”: the 1914 Mobilization as a Masculine Experience in Czech Soldiers’ Writings
« Ressembler aux autres gars ». La mobilisation de 1914 comme expérience de la masculinité dans les écrits des soldats tchèques
Lesti Sante, One Writer, many Writings. The War Diary and Letters of Guerrino Botteri
Un écrivain, de nombreux écrits. Le journal de guerre et les lettres de Guerrino Botteri
Dudeková Kováčová Gabriela, The Silent Majority: Attitudes of Non-Prominent Citizens at the Beginning of the Great War in the Territory of Today’s Slovakia
La majorité silencieuse. Attitudes des citoyens ordinaires au début de la Grande Guerre sur le territoire de l’actuelle Slovaquie
Piahanau Aliaksandr, A Priest at the Front. Jozef Tiso Changing Social Identities in the First World War
Un prêtre au front. Les identités sociales changeantes de Jozef Tiso pendant la Première Guerre mondiale
Dăncilă Andreea, Les lettres privées publiques. Un genre épistolaire ambigu des Roumains de Transylvanie dans la Première Guerre mondiale
Private Public Letters. An Ambiguous Epistolary Genre of the Transyl­vanian Romanians in the First World War
Balázs Eszter, Paris or Weimar? Hungarian Writers’ and Intellectuals’ Early Dilemmas in the Construction of their War Culture During WWI
Paris ou Weimar ? Les premiers dilemmes des écrivains et intellectuels hongrois dans la construction de leur culture de guerre pendant la Première Guerre mondiale
Müller Judith, Stefan Zweig et David Fogel : deux écrivains juifs à Vienne au début de la Première Guerre mondiale
Stefan Zweig and David Fogel: Two Jewish Writers in Vienna at the Dawn of World War One
Dmytrychyn Iryna, La tragédie paysanne dans le récit de guerre ukrainien
The Peasant Tragedy in the Ukrainian War Story
*
*    *
Niqueux Michel, Panorama de la traduction en français des minores russes
Panorama of the Translation in French of the Russian minores
CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUE
COMPTES RENDUS
Oguibénine Boris, l’Héritage du lexique indo-européen dans le vocabulaire russe. Première série : compléments au dictionnaire étymologique de la langue russe de Max Vasmer, Paris, 2016, par Anatoly Liberman
Mazon André, Jakobson Roman, la Langue russe, la guerre et la révolution, sous la direction de Catherine Depretto et Sylvie Archaimbault, Paris, 2017, par Roger Comtet
Hasquenoph Sophie, les Français de Moscou et la Révolution russe (1900-1920), l’histoire d’une colonie étrangère à travers les sources religieuses, Ceyzérieu, 2017, par Boris Czerny
Beaune-Gray Danièle, I. M. Grevs. Un historien russe à travers les révolutions (1860-1941), Paris, 2017, par Michel Niqueux
Vernadsky, la France et l’Europe, Guennady Aksenov, Maryse Dennes (eds.), avec la collaboration de Jacques Grinevald, Pessac, 2016, par Ioulia Podoroga
Graceffa Agnès, Une Femme face à l’histoire : itinéraire de Raïssa Bloch, Saint-Pétersbourg-Auschwitz, 1898-1943, Paris, 2017, par Boris Czerny
l’Utopie au quotidien. La vie ordinaire en URSS 1953-1985, Geneviève Piron, Lada Umstätter (dir.), Lausanne, 2017, par Juliette Milbach
Ouvrages reçus (2017)
Résumés

par Jack FEUILLET

ISBN 978-2-7204-0555-6, 728 p., bibliographie, index, 2018

Les ouvrages sur les langues slaves sont très nombreux, mais la littérature francophone s’est beaucoup moins intéressée à la grammaire comparée des langues slaves. Cela peut s’expliquer par la summa réalisée par André Vaillant avec sa monumentale Grammaire comparée des langues slaves en cinq tomes (1950-1977), qui reste impressionnante par la richesse et l’ampleur de ses données.

La présente Linguistique comparée des langues slaves n’a pas pour but de rivaliser avec l’œuvre de Vaillant, qui demeure une référence indispensable. L’ouvrage insiste beaucoup moins sur l’indo-européen et sur le balto-slave. En revanche, des approches qui avaient mal vieilli chez Vaillant, comme l’analyse phonologique (que ce dernier refusait) et l’analyse syntaxique, ont été modernisées avec un classement des faits par systèmes et sous-systèmes. D’autre part, un chapitre sur le lexique, absent chez Vaillant, a été ajouté.

Poèmes et chansons russes traduits et présentés par Jean Besson

édition bilingue

préface de Véronique Lossky

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MERCI DE VOTRE GÉNÉROSITÉ !

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Textes réunis, traduits, présentés et annotés par Marie-Christine Autant-Mathieu

ISBN 979-10-96982-04-2, illustrations en noir & blanc, index des oeuvres, 672 p., 2018

Homme de théâtre russe, universellement connu pour sa méthode de formation de l’acteur « le Système », co-fondateur et directeur du Théâtre d’Art de Moscou, acteur, metteur en scène, pédagogue, Konstantin Stanislavski (1868-1938) a laissé une importante correspondance qui témoigne de son trajet théorique et sa longue pratique théâtrale.
Les lettres présentées dans cet ouvrage révèlent d’abord son infatigable curiosité qui le pousse à rencontrer les artistes les plus divers pour apprendre auprès d’eux, discuter de son approche du théâtre et du jeu. Grâce aux tournées internationales du Théâtre d’Art en 1906 et 1922-1924, sa renommée s’étend et les échanges se multiplient avec Craig, Duncan, Gémier, Hébertot, Maeterlinck, Reinhardt.
La correspondance permet de découvrir aussi les sacrifices personnels consentis au nom de la grande oeuvre : la création, l’administration, et la transmission du Théâtre d’Art de Moscou. A cet égard, les échanges avec l’autre directeur du Théâtre, Nemirovitch-Dantchenko, en disent long sur les difficultés de la cohabitation : pendant quarante ans, les deux directeurs ont tant bien que mal maintenu le cap dans les tempêtes des révolutions et des guerres, et ils ont réussi à sauver leur théâtre, au départ privé, puis nationalisé en 1919.

Les lettres de Stanislavski permettent de suivre pas à pas la soviétisation de la compagnie qui faillit disparaître au début des années vingt comme bastion de l’art bourgeois mais qui fut choisie par Staline pour servir de modèle à toute l’URSS. Enfin, les lettres de Stanislavski racontent les angoisses de l’écriture du Système, les pressions idéologiques, les difficultés terminologiques, surmontées par la certitude que l’expérience d’une vie dans l’art servira et enrichira les futurs comédiens.

Marie-Christine Autant-Mathieu est directrice de recherche au CNRS, rattachée à l’unité Eur’ORBEM (Sorbonne Université-CNRS). Historienne du théâtre et spécialiste du théâtre russe et soviétique, elle a consacré plusieurs ouvrages à Stanislavski, à ses disciples ainsi qu’au Théâtre d’Art de Moscou. On citera : Le Théâtre d’Art de Moscou. Ramifications, voyages (dir.), Paris, CNRS Editions, 2005 ; Stanislavski. La Ligne des actions physiques, Montpellier, l’Entretemps, 2007 ; Mikhaïl Tchekov/Michael Chekhov. De Moscou à Hollywood. Du théâtre au cinéma (dir.), Montpellier, l’Entretemps, 2009 ; The Routledge Companion to Michael Chekhov (co-ed.), London/New York, 2015, rééd. complétée 2018.

 

L’Assemblée générale du 7 juin 2018 a décidé d’une augmentation de la cotisation pour l’année prochaine à 50 €

ISBN 979-10-96982-03-05, 400 p., cartes, index topographique et index des noms, bibliographie

par Étienne BOISSERIE

« Nous ne croyons plus aucune promesse »

En octobre 1918, l’Autriche-Hongrie implose avant même d’avoir connu sa dernière défaite militaire en Italie. En Pays tchèques, cette crise aboutit à la proclamation de la Tchécoslovaquie, projet politique inexistant quatre ans plus tôt.

Cette transformation révolutionnaire emprunte à des dynamiques militaires, civiles, diplomatiques et politiques dont l’observation permet d’éclairer les forces centripètes et centrifuges qui s’exercent tant en Pays tchèques qu’à l’extérieur de la monarchie habsbourgeoise au cours de la Grande Guerre.

Le présent ouvrage se propose d’observer comment ces dynamiques spatialement distinctes s’articulent pendant quatre années et laissent progressivement place à des synergies qui se combinent au cours des dernières semaines de 1917 et, surtout, du premier semestre 1918.

Étienne Boisserie est maître de conférences HDR à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco, Paris) et membre du CREE. Spécialiste d’histoire slovaque et tchèque, il est l’auteur de plusieurs dizaines d’études sur la fin du XIXe et le début du XXe siècle dans ces régions ainsi que sur certains aspects militaires et civils de la Grande Guerre en Autriche-Hongrie.

dans la seconde moitié du XXe siècle

sous la direction de Antoine Marès

ISBN 977204-0552-5, 248 p., index des noms de personnes

Jusqu’aux années 1980, la question de l’exil hors du bloc soviétique a été peu étudiée en France, notamment en raison des difficultés d’accès aux sources. L’atmosphère de Guerre froide a longtemps délégitimé toute critique du système soviétique. Mais les craquements puis la chute du bloc de l’Est, le recouvrement de leur souveraineté par les États d’Europe médiane – pour lesquels renouer avec les exilés a fait partie d’un processus de recomposition indispensable – et la présence en France d’acteur de cette émigration appelés à témoigner de leur expérience ont changé la donne.

En faisant appel à des universitaires de France et de l’ensemble de la région concernée, avec une volonté de brassage des générations de chercheurs, ce volume a l’ambition d’études ces exils en France et leur relation avec la société française. En quoi ont-ils pesé sur les représentations que la France s’est fait du bloc soviétique ? Comment ont-ils contribué à créer des savoirs sur leurs pays d’origine ? Comment ont fonctionné les réseaux entre exilés et décideurs français ? Autant de question qui reviennent à apprécier le poids réel de ces groupes, au-delà des affirmations qui les vouaient « aux poubelles de l’histoireé ou des processus qui ont visé à les légitimer ou à les délégitimer au nom de schémas simplistes. Ce sont les Polonais, les Roumains, les Tchèques, les Sud-Slaves et les Hongrois exilés, dont l’action et la production sont suivies dans cet ouvrage.

Monarques et philosophes, écrivains et espions, par Alexandre STROEV

ISBN 978-2-7204-0551-8, 512 p., 483 illustrations en n & b, index des noms de personnes

Comment civiliser la Russie ? Le pays doit-il suivre l’exemple européen, comme le pense Voltaire, ou tracer sa propre voie, comme le suggèrent Rousseau et Diderot ? Au cours du XVIIIe siècle, en dialogue avec la France et d’autres pays, a Russie élabore ses propres Lumières. Elle réforme son système administratif, modernise son armée, fait fleurir les arts et les sciences.

Si Pierre Ier force le pays à endosser des habits étrangers, Catherine II les fait ajuster à la taille de l’empire et les confectionner chez soi. Des monarques et des penseurs, des diplomates et des aventuriers participent à ces changements.

Le livre étudie la circulation des idées entre la France et la Russie sous le règne de Catherine II, la mythologie des Lumières et son impact sur la politique. La Russie apparaît, à tour de rôle, ou bien comme un pays idéal qui se développe d’après les lois de la raison, ou bien comme un pays despotique et barbare qui menace l’Europe. Des récits de voyage, réels et imaginaires, offrent l’image du pays à civiliser. Voltaire et Casanova, le prince de ligne et Sénac de Meilhan, sans oublier des libertins sadiens, tentent de plaire à l’impératrice et la guider. Mission quasi impossible, car la « tsarine des Lumières » est passée maître dans l’art de gouverner les hommes. Et la diplomatie française anime une guerre de plume pour contrecarrer la montée en puissance de l’empire de Russie.

Alexandre STROEV, professeur de littérature générale et comparée à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, étudie les relations culturelles franco-russes. Il est auteur et éditeur scientifique des ouvrages : Les aventuriers des Lumières (1997); Voltaire & Catherine II, Correspondance 1763-1778 (2006) ; L’image de l’Étranger (2010) ; La francophonie européenne aux XVIIIe-XIXe siècles (avec E. Gretchanaia et C. Viollet, 2012) ; Charles-Joseph de Ligne, Correspondances russes (avec J. Vercruysse, 2013), Savoirs ludiques (avec K. Gvozdeva, 2014) ; L’invention de la Sibérie par les voyageurs et écrivains français, XVIIIe-XIXe siècles (avec S. Moussa, 2014), etc.

 

 

Table des matières

C’est du Nord aujourd’hui que nous vient la lumières

I. Voyages et voyageurs

la France et la Russie sur la carte mentale des Lumières

L’Île de la Félicité

L’odeur de l’étranger

Robinsonnade sibérienne

Les voyages du comte Jan Potocki à la recherche des antiquités slaves

La transmigration des arts et la destinée de la Russie

Annexes :  Lettre de Jean Sylvain Bailly à Catherine II & Lettres de Volney à Grimm

Comment la France des Lumières inventa la Chine et la Russie, et ce qui s’ensuivit

La Russie vue par Mme de Staël et par Prosper de Barante : renversement des stéréotypes et batailles idéologiques

II. La tsarine des Lumières

Don Quichotte en jupon

Le chevalier d’Éon, collaborateur de l’abbé Fréron : défense et illustration de la Russie

Amazones des Lumières

L’Impératrice et le patriarche

Catherine II et Voltaire : correspondance intime et projets politiques

Voltaire en poète courlandais : l’Ode. Aux Confédérés de Pologne 

Les oisillons du nid de Voltaire : le mythe du poète francophone des Lumières .

Un pélerinage imaginaire au Ferney russe

Des projets utopiques pour changer la Russie

Comment civiliser la Russie en élevant des vers à soie à Saratov : un projet inédit de Giacomo Casanova

Des inventions proposées à Catherine II

Annexe : lettre du chevalier de Joris à Catherine II

Le philosophe volant : Grimm juge de Jean-Jacques

La société impériale

La Société des ignorants et le cercle de l’Hermitage de Catherine II

Annexes :

Catherine II, Arrivée de Bélisaire en Scythie & Catherine II, Le Voyage en Tauride

Ordonnance singulière

Règlements affichés à l’entrée de l’Hermitage

Le prince de Ligne

« Si vous étiez ici, je ne ferais plus gémir les presses ni les lecteurs… » : les enjeux épistolaires du prince Charles-Joseph de Ligne

Le prince de ligne au siège d’Otchakov en 1788

Gabriel Sénac De Meilhan

Gabriel Sénac de Meilhan, éditeur de faux

« Un Voyage sentimental en Russie » de Gabriel Sénac de Meilhan

Une œuvre inconnue de Gabriel Sénac de Meilhan envoyée à Catherine II

Annexes : Lettres et essais de Sénac de Meilhan

III. Guerre de plume : diplomatie, espionnage et histoire

Séduire et soudoyer

Vivant Denon en Russie

Annexe : lettre du comte de Ségur à Grimm, 28 juillet 1785

L’histoire comme arme diplomatique

La Russie dans L’Esprit des Journaux (années 1770-1780)

Gouverner la Russie : Catherine II vue par Sade

Les faux testaments politiques de Frédéric II, Pierre Ier et Catherine II

La Russie entre Voltaire et Sade

Index

Table des illustrations

 

sous la direction de Frédéric Dessberg, Antoine Marès et avec la collaboration d’Isabelle Davion

ISBN 979-10-96982-01-1, 476 pages, illustrations en noir et blanc, index des lieux

Largement considéré comme un angle mort de la vision française, la région qui se trouve entre l’Allemagne et la Russie d’une part, entre la Baltique, l’Adriatique et la mer Noire d’autre part, a eu, en France, des militaires et des diplomates pour médiateurs importants. Ils ont joué un rôle capital dans la construction des savoir français sur l’Europe médiane.

Des universitaires et des chercheurs français ou originaires de cette région – mais aussi des diplomates et des militaires – se sont réunis pour analyser comment ont été élaborées tout au long du XXe siècle, voire à la charnière des XIXe et XXe, ces connaissances, de la Finlande à la Yougoslavie, en passant par la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie et la Roumanie. Dans tous les cas, les guerres – qu’il s’agisse de la Première Guerre mondiale, de la Seconde et de la Guerre froide – ou les tensions internationales ont constitué des accélérateurs de la connaissance et de la prise de conscience de l’importance de l’Europe médiane dans l’histoire de l’Europe.

Une des questions centrales abordée ici est de savoir comment les expériences particulières de ces représentants de l’État ont pu se transformer en savoirs plus largement diffusés et peser sur les représentations françaises. Ce volume est aussi l’occasion d’une approche prosopographique des acteurs de ces relations bilatérales ou multilatérales tout en éclairant la politique extérieure française, du début à la fin du siècle dernier, et en illustrant à travers des trajectoires individuelles le fonctionement des élites de l’État confrontées aux mondes étrangers.

 

 

par André MAZON et Roman JAKOBSON

sous la direction de Sylvie Archaimbault et Catherine Depretto

ISBN 9-10-96982-02-8, 192 p., index lexical, annexes, 2017

André MAZON (1881-1967), éminent slaviste, spécialiste du russe mais aussi d’autres langues slaves, se trouve durant la Grande Guerre affecté à la mission française en Russie. Arrêté par les bolcheviks an août 1918, il passe plusieurs mois dans les prisons, avant de rentrer en France en 1919. Ce séjour lui permet d’observer de près la façon dont la nouvelle réalité révolutionnaire oeuvre dans la langue russe à travers des argots, des abréviations, des emprunts. En 1920, il publie le Lexique de la guerre et de la révolution en Russie (1914-1918), où l’on trouve une réflexion pionnière sur les articulations entre les faits sociaux et politiques d’une part, les faits linguistiques, de l’autre. Cette étude connaît un retentissement certain dans le milieu des linguistes : parmi les quatre recensions identifiées à ce jour, celle de Roman JAKOBSON est sans conteste la plus complète. Écrite en tchèque, sous le titre L’influence de la révolution sur la langue russe, elle constitue une étude propre du chercheur, prenant appui sur la publication de MAZON.

Nous la proposons ici dans une traduction inédite de Stéphanie Cirac.

Ces deux textes, qui reflètent les approches linguistiques parfois divergentes de savants appartenant à deux générations différentes, n’ont rien perdu de leur actualité. Ils constituent, grâce aux introductions de Catherine Depretto et de Sylvie Archaimbault, une lecture passionnante, non seulement pour les spécialistes du domaine mais pour tous ceux qui s’intéressent aux espaces centre-européen et russe, voire, plus largement, à l’histoire politique et culturelle du XXe siècle. En effet, on comprend à partir de leur dialogue comment la violence de la guerre se diffuse à travers le langage pour revivre dans les différentes phases de la révolution et au-delà.

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L’héritage de Léon Tolstoï

Accéder aux trésors de l’Institut d’études slaves

L’institut d’études slaves possède d’inestimables fonds documentaires qu’il souhaite rendre accessibles à tous, en partenariat avec le centre de recherche Eur’Orbem de l’Université Paris-Sorbonne, par le biais d’un site Internet dédié. Il s’agit par exemple de 431 photos inédites de Léon Tolstoï à la fin de sa vie, dans sa maison de Iasnaïa Poliana, et des premières heures du musée qui lui a été consacré à Moscou, ou encore de la correspondance et de manuscrits d’André Mazon, cofondateur de la Revue des études slaves en 1921 et directeur de l’Institut d’études slaves de 1937 à 1959.

Afin de mener à bien ce projet, l’Institut d’études slaves et Eur’Orbem (Paris-Sorbonne, CNRS) récolte les fonds nécessaires à la numérisation des photos de Tolstoï et à la création du site Internet où seront consultables gratuitement les documents rares de l’Institut.

La somme minimale est fixée à 20 € mais si vous voulez donner plus, vous pouvez ajouter au panier le nombre souhaité. MERCI À TOUS !

Pour tous ceux qui préfèrent nous faire un virement, voici nos coordonnées bancaires !

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EAN 9782720405501, 398 pages, illustrations en noir & blanc

 

Philologie et révolution russe : politique de la langue, reconfigurations disciplinaires, trajectoires individuelles

Introduction par Catherine Depretto

I- La révolution et la langue : mutations disciplinaires et enjeux politiques

Sylvie Archaimbault, CNRS – Eur’orbem
De la philologie à la linguistique : l’éclatement d’une discipline

Alexandra Pletneva, Institut de la langue russe, Académie des sciences de Russie
L’orthographe soviétique : préalables, programmes, réalisation
Traduit du russe par Elena Ourjoumtseva

Vittorio S. Tomelleri, Macerata, Italie
The abkhaz analytical alphabet of N. Ja. Marr. Evolution, revolution and language planning

Vlada Baranova, École supérieure d’économie, Moscou
Mariupol Greeks and local language planners in the context of early Soviet language policy

Alexander D. Nakhimovsky, Colgate University, États-Unis
Крестьянский язык и революция. Письма во власть до и после 1917 г.

II- Théorie de la littérature, critique littéraire et artistique : nouveaux enjeux de méthode

Dusan Radunovic, Durham University, États-Unis
The Emergence of Modern Scientific Communities in Late-1910s and Early 1920s Russia : the case of The Moscow Linguistic Circle

Igor Pilsčikov, Universités de Moscou et de Tallinn, UCLA (Los Angeles)
Методологическая революция в теории стиха: Заседание Московского лингвистического кружка 1 июня 1919 г. и зарождение стиховедческих концепций Б. Томашевского, О. Брика и Р. Якобсона

Nikolaj Bogomolov, MGU, Moscou
Science, révolution, poésie : le cas d’Ivan Nikanorovič Rozanov (1874-1958)
Traduit du russe par Daria Sinichkina

Stefania Sini, Université du Piémont oriental, Vercelli
De l’art autonome du texte à la parole brûlante d’autrui: la théorie littéraire et la pratique critique de Boris Èjxenbaum face à la rhétorique (traduction revue par Claire Delaunay)

Ilona Svetlikova, Université Européenne Saint-Pétersbourg
андрей белый о ритме Mедного всадника

Frances Nethercott, Un. of St Andrews, Scotland, UK
The Excursionism  Project and the Study of Literary Places (1921-1924)

Svetlana Maslinskaia, Maison Pouchkine, Académie des sciences de Russie
“Наследие и наследственность” : эволюция критики русской детской литературы 1910-20-х годов

III- Science et politique. Reconfigurations sociales, émigration

Valentin Parsamov, École supérieure d’économie, Moscou
“La vie ne s’interrompt jamais” (J. G. Oksman (1895-1970) et la révolution)
Traduction revue par Eugène Priadko

Stéphanie Cirac, doctorante, Eur’orbem
La trajectoire d’Alfred Bem (1886-1945) à travers sa correspondance

Milos Zelenka, Université Charles de Prague
Spiritual and Cultural Models Developed by Russian Literary Scholars Exiled in Interwar Czechoslovakia

Le point sur…

Pierre Boutonnet
L’Historiographie récente du parti SR

Comptes rendus

Spătarul Nicolae Milescu, Dicţionarul greco-slavo-româno-latin (secolul al XVII-lea) / Греческо-славянско-румынско-латинский словарь (XVII век) / Greek-Slavonic-Romanian-Latin dictionary (17th century), A. Nichitici (éd.), Chişinău, 2015, 1552 p. par Vera Tchentsova

Codevilla Giovanni, Chiesa e Impero in Russia : Dalla Rus’ di Kiev alla Federazione Russa, prefazione di Sante Graciotti, Milano, 2011 ; Storia della Russia e dei paesi limitrofi : Chiesa e Impero, Milano, 2016, 4 vol., vol. primo, Il medioevo russo : secoli X-XVII, vol. secondo, La Russia imperiale da Pietro Il Grande a Nicola II, 1682-1917 ; vol. terzo, L’impero sovietico, 1917-1990 ; vol. quarto, La nuova Russia, 1990-2015, par Pierre Gonneau

Between Europe and Asia. The Origins, Theories, and Legacies of Russian Eurasianism, Bassin Mark, Glebov Sergey, Laruelle Marlene (eds.), 2015, Pittsburgh, 267 p., par Svetlana Gorshenina

Nivat Georges, Les trois âges russes, Paris, 2015, 320 p. par Thomas Chopard

Неизвестные страницы русской фольклористики, A. L. Toporkov (ed.), Мoskva, 2015, 575 p., par Catherine Depretto

Sers Philippe, Kandinsky : l’aventure de l’art abstrait, Paris, Hazan, 2015, 330 p. ; Klänge, Philippe Sers, Klänge = Résonances. Kandinsky et la nécessité intérieure, Paris, 2015, par Jean-Claude Marcadé

Muratova Ksenja, Неизвестная Россия. Русское искусство первой половины ХХ века. Шедевры коллекции Татьяны и Георгия Хаценковых, Milano, 2015, par Jean-Claude Marcadé

Kazymyr Malevyč, Kyïvs’kij period 1928-1930, Kyïv, 2016, 336 p., par Jean-Claude Marcadé

Marie Jean-Jacques, Histoire de la guerre civile russe, 1917-1922, Paris, 2015, 425 p., par Thomas Chopard.

Polišenská Milada, Czechoslovak Diplomacy and the Gulag: deportation of Czechoslovak citizens to the USSR and the negotiation for their repatriation, 1945-1953, Budapest, 2015, 421 p., par Françoise Mayer

Aprile Sylvie, Laurent Maryla, Ponty Janine, Polonaises aux champs. Lettres de femmes immigrées dans les campagnes françaises (1930-1935), Paris, 2015, 281 p., par Philippe Rygiel

Revue des études slaves, tome 87, fascicules 3-4

EAN 978720405495, illustrations en noir & blanc, 239 pages, chronique bibliographique

Sommaire

Introduction, par Pierre Gonneau

Уханова Е. В., Проблемы изучения бумаги Лицевого летописного свода
Problems Posed in Studies of the Paper Used for the Illuminated Chronicle

Lenhoff Gail, The Book of Degrees and the Illuminated Chronicle: A Comparative Analysis
Le Livre des degrés et la Chronique enluminée : analyse comparative

Gonneau Pierre, Sergius of Radonezh illuminated from the Litsevoi letopisnyi svod to the Litsevoe zhitie
Serge de Radonež en miniatures : de la Chronique enluminée à la Vie enluminée

Kleimola Ann, “Mistakes Were Made”: Text and Image in the Litsevoi letopisnyi svod Account of the Staritskii Rebellion
Des erreurs ont été commises : texte et image de la Chronique enluminée à propos de la rébellion d’Andrej de Starica

Varia

Milbach Juliette, L’enseignement artistique en Russie dans les années 1910 : la pédagogie moscovite en trois étapes
Art Education in Russia During the 1910s : Moscovite Pedagogy in Three Stages

Ignatenko-Desanlis Oxana, L’image de Lénine entre février et octobre 1917
The Image of Lenin Between February and October 1917

Autant-Mathieu Marie-Christine, La condamnation des Preux et la chute de Dem′jan Bednyj et d’Aleksandr Tairov
The Condemnation of Valiant Knights and the Fall of Dem′jan Bednyj and Aleksandr Tairov

Marčenko Tat′jana, Маргинал : нобелевское дело н. А. Бердяева в архиве шведской академии
A “Marginal”: The Archival Records of N. A. Berdyaev in The Swedish Academy

Podoroga Ioulia, La partie et le tout – Sur le monde fragmentaire de Boris Pasternak
The Part and the Whole – On the Fragmentary World of Boris Pasternak

Gauthier Cécile, Ce que cache un nom : les ethnonymes slaves dans Le Nouveau Larousse illustré (1898-1904)
What Lies Beneath a Name: Slavic Ethnonyms in Le Nouveau Larousse illustré (1898-1904)

Menantaud Henri, De l’archigenre équinuméral (ou « pseudo-plurale tantum ») en polonais
On Equinumeral (or “Pseudo-plurale tantum”) Archigender in Polish

Comptes rendus

Вілкул Т. Л., Літопис і Хронограф: Студії з текстології домон­гольського київського літописання, Kyiv, par Florent Mouchard

Kurukin I. V., Жизнь и труды Сильвестра, наставника царя Ивана Грозного, Мoskva, 2015, par Eugène Priadko

Liechtenhan Francine-Dominique, Pierre le Grand : le premier empereur de toutes les Russies, Paris, 2015, par Aleksandr Lavrov

French and Russian in Imperial Russia, Derek Offord, Lara Ryazanova-Clarke, Vladislav Rjéoutski, Gesine Argent (eds.), Edinburgh, 2015, par Denis Kondakov

Golburt Luba, The First Epoch. The Eighteenth Century and the Russian Cultural Imagination, Madison, 2014, par Rodolphe Baudin

Pettinaroli Laura, la Politique russe du Saint-Siège (1905-1939), Roma, 2015, par Pierre Gonneau

Ingerflom Claudio Sergio, le Tsar c’est moi : l’imposture permanente d’Ivan le Terrible à Vladimir Poutine, Paris, 2015, par Renata Gravina

Dukes Paul, A History of the Urals : Russia’s Crucible from Early Empire to the Post-Soviet Era, London, 2015, par Sergey Kondratiev

Tarnawsky Maxim, The All-Encompassing Eye of Ukraine : Ivan Nechui-Levytskyi’s Realist Prose, Toronto, 2015, par Iryna Dmytrychyn

Njegoš Petar II Petrović, Le faux tsar Šćepan le petit, trad. du serbe par Vladimir André Cejović et Anne Renoue, Lausanne, 2015, par Paul-Louis Thomas

Mažuranić Ivan, la Mort d’Ismaïl aga, traduction par Jugoslav Gospodnetić, préface par Mirko Tomasović, Ottawa, 2015, par Paul-Louis Thomas

V obecném zájmu : cenzura a sociální regulace literatury v moderní české kultuře 1749-2014, Michael Wögerbauer, Petr Píša, Petr Šámal, Pavel Janáček et alii (eds.), Praha, 2015, par Xavier Galmiche

 

Compléments au Dictionnaire étymologique de la langue russe de Max Vasmer

par Boris OGUIBÉNINE

ISBN 978-2-7204-0546-4, index des mots, 396 pages

Je salue la publication des compléments au Dictionnaire étymologique de la langue russe de Max Vasmer aux presses de l’Institut d’études slaves.

C’est une oeuvre solide, manifestant une érudition professionnelle vaste et profonde. Le but du volume est tout à fait justifié, car le grand dictionnaire de Max Vasmer (1958), tout en restant la source principale de l’étymologie russe et l’instrument indispensable de tout travail en slavistique, est néanmoins largement dépassé, suite aux développements des études étymologiques au cours des soixante dernières années.

L’ouvrage atteint dans une large mesure son but qui est de recueillir et de présenter les nouvelles solutions et les nouvelles hypothèses étymologiques, de même que les connexions génétiques qui n’avaient pas été remarquées par lui.

La plupart des nouveautés concernent le matériel indo-iranien ; le matériau du dictionnaire vieux-prussien de V. N. Toporov est cité abondamment.

Dans ces explications; l’auteur atteint assez souvent le niveau de reconstruction « laryngal », ce qui n’était pas le cas de Vasmer. Mais, à mon avis, il n’y dépasse pas une certaine mesure, ce qui permet au lecteur de percevoir quand même son volume comme une continuation de l’oeuvre de Vasmer.

A. A. Zalizniak

 

Une courte guerre qui n’en finit plus…
La Grande Guerre en Russie

Publié sous la direction de Véronique JOBERT

244 pages, illustrations en noir & blanc

Introduction – La Première Guerre mondiale : la Grande Guerre en France, une guerre oubliée en Russie,
par Véronique JOBERT

1. Destins individuels

L’Alliance franco-russe : ombres et lumières, par Gérard ABENSOUR
La Première Guerre mondiale vue à travers les archives de la famille Kopiloff, par Andrey PAVLOV
Pierre Pascal et la mentalité russe pendant la Première Guerre mondiale, par Olga DANILOVA
De l’armée russe à la « milice du Christ » : l’engagement de Julia Danzas,  demoiselle d’honneur de l’Impératrice, par Michel NIQUEUX
Journal de guerre de Iossif Ilyine, officier russe, 1914-1916, par Véronique JOBERT
Une guerre qui n’en finit pas…, par Hélène MENEGALDO
Un destin laminé : Yakov Braun, socialiste-révolutionnaire et écrivain, par Galia ACKERMAN
Zinaïda Hippius, Boris Savinkov, Alexandre Kerenski face à la guerre, par Anne HOGENHUIS
La mythologie de la guerre dans les articles de Vassili Rozanov,  par Alexandre MEDVEDEV
Maximilian Volochine, chroniqueur de la Grande Guerre :  Un regard depuis Paris, par Tatiana VICTOROFF
Mobilisation familiale : les Gunzburg en 14-18,  par Lorraine de MEAUX

2. Mémoire collective

Le centenaire de la Première Guerre mondiale en Russie : la mémoire  de la coopération franco-russe, par Alexandre KHODNEV
De la guerre « impérialiste » à la « Seconde Guerre patriotique » :  l’espace mémoriel russe de la Première Guerre mondiale,  par Konstantin PAKHALYUK
La Première Guerre mondiale vue par le cinéma russe,  par Alexey BELOGORYEV
La Première Guerre mondiale dans les manuels russes,  par Elena SAMARTSEVA

 

Médiateurs et médiations

publié sous la direction d’Antoine Marès

ISBN 978-2-7204-0548-8, 248 pages

 

Ce volume prend la suite de La France et l’Europe centrale : médiateurs et médiations, paru en 2015 chez le même éditeur. Il s’agit d’élargir la focale à l’Europe du Sud-Est européen et à l’Europe baltique.
Les contributions regroupées ici s’inscrivent dans le cadre d’un programme consacré à « la formation des savoirs sur l’Europe médiane » et à la médiation entre la France et cette région.

Quatorze universitaires et chercheurs, spécialistes français et étrangers, se sont penchés soit sur des figures, soit sur des processus de la médiation entre la France d’un côté, la Finlande, les Pays baltes, la Yougoslavie, la Roumanie et la Bulgarie de l’autre, de la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle. Ils en montrent les très nombreuses facettes : la découverte géographique et touristique, les apprentissages linguistiques, la pénétration des champs littéraires, la diffusion des savoirs au niveau universitaire, le rôle des conseillers du prince et des diplomates, la perception par les opinions publiques, les capillarités idéologiques, les exilés…

Ces approches kaléidoscopiques se veulent en même temps une façon de mieux faire connaître tant les modes de la médiation française que deux ensembles régionaux situés aux confins de l’Europe, et dont l’européanité a été récemment redécouverte et reconnue par leur intégration dans l’Union européenne.

Table des matières

Introduction, par Antoine Marès

Bernard LORY, Gloire et déclin de la cartographie française des Balkans (fin XVIIIe – milieu XIXe siècles)

Daniel BARIC, Un byzantiniste chez les Slaves du Sud : les croisières de Charles Diehl dans l’Adriatique, entre tourisme culturel et politique

Antoine CHALVIN, Les voyageurs francophones en Estonie des origines à 1990

Paul-Louis THOMAS, L’introduction du BCMS (bosniaque-croate-monténégrin-serbe) en France et ses dévéloppements

Cécile FOLSCHWEILLER, L’oeuvre et l’activité d’Émile Picot entre France et Roumanie

Matei CAZACU, Nicolae Iorga comme médiateur des sociabilités franco-roumaines autour de la Première Guerre mondiale

Maurice CARREZ, Jean-Louis Perret entre Finlande et monde francophone : médiation culturelle, diplomatie et entreprise idéologique

Julien GUESLIN, un « colporteur de réalités baltiques » : Henri Hauser, médiateur entre la France et la Lettonie

Veljko STANIC, Un médiateur méconnu : Raymond Warnier, la France et la Yougoslavie entre les deux guerres mondiales

Hervé LEMESLE, Politiques et intellectuels français face à la rupture yougoslave de 1948

Frank GEORGI, L’autogestion yougoslave vue de France. Un médiateur oublié, Albert Meister

Adrian-Gabriel CORPADEAN, La Maison roumaine de Paris : un noyau intellectuel de la diaspora roumaine

Marie VRINAT-NIKOLOV, L’institution Sofia-Presse (1968-1989) : la propagande par la traduction

Anne MADELAIN, La mobilisation citoyenne contre la guerre en Bosnie : malentendus et expériences partagées (1992-1996)

Notices bio-bibliographiques, index des noms de personnes

 

 

 

 

 

 

de La Terre Promise à l’Avant-Printemps

publié sous la direction de Maria Delaperrière

ISBN 978-2-7204-0547-1, 256 pages, illustrations en couleur, traduction des extraits de l’Avant-Printemps de Stefan Żeromski par Jean Delaperrière

Deux grands romans polonais, La Terre promise de Władyslaw Reymont (1899) et l’Avant-Printemps de Stefan Żeromski (1925), témoins de l’avènement de la modernité en Pologne, s’avèrent aujourd’hui d’une étonnante  actualité. D’un roman à l’autre se dessine l’image d’un pays bousculé par l’irruption brutale du capitalisme, par les conflits idéologiques et les affrontements identitaires. L’action du premier se resserre en seul lieu, la ville de Łódź qui connaît à la fin du XIXe siècle un développement industriel vertigineux, alors même qu’elle est intégrée dans la partie de la Pologne sous domination russe ; le second élargit la scène, de Bakou à Varsovie, de la révolution soviétique à la guerre polono-bolchevique et à la reconstruction de l’État polonais après la Première Guerre mondiale.

Ces deux visions se conjuguent pour réveiller ou susciter des interrogations : chez Reymont, sur le fonctionnement  et l’évolution des sociétés, ainsi que sur les conséquences à long terme de l’essor industriel qui a fait de la professionnalisation le but ultime de l’existence ; chez Żeromski, les personnages doivent faire face à des questions morales et existentielles auxquelles ils n’ont visiblement pas été préparés et qui restent très actuelles aujourd’hui.

Il s’agit donc de deux grandes leçons d’histoire et de morale sociale auxquelles on pourra accéder dans ce volume grâce à tout un ensemble de réflexions, d’analyses et de débats.

Le roman de Reymont est connu en France grâce à une traduction récente, mais aussi grâce au film d’Andrzej Wajda. Quant à L’Avant-Printemps, le présent volume offre en annexe une traduction inédite de larges extraits de cette œuvre.

 

 

Anthologie de la pensée russe, de Karamzine à Poutine 

L’Occident comme modèle à imiter, rattraper, dépasser, régénérer, ou rejeter ?  

ISBN 978-2-7204-0545-7, 790 pages, illustrations, index thématique et index des noms, bibliographie,

nouvelle édition revue et corrigée, juin 2017

 

140 auteurs – choix, présentations et traductions par Michel NIQUEUX

préface par Georges NIVAT

À cheval sur l’Europe et l’Asie, qui l’envahirent à plusieurs reprises, sans héritage gréco-romain ou catholique, occidentalisée de force (dans ses couches supérieures) par Pierre le Grand qui, au début du XVIIIe siècle, « perça » une « fenêtre sur l’Europe », la Russie a fait de son rapport à l’Occident non seulement une question géopolitique, mais aussi existentielle et philosophique : il en va de son identité nationale, de son organisation sociale et politique, de son « âme » ou de sa « civilisation », et du lien de celle-ci avec les « valeurs universelles » des Lumières. Dès le début du XIXe siècle, écrivains et penseurs russes débattent, et se divisent, sur les voies du développement de la Russie : faut-il protéger la Russie du poison européen de l’athéisme et de la dépravation (M. Magnitski, 1820), sauver l’Europe de la décadence (A. Kraïevski, 1837), ou devenir des Russes d’esprit européen (V. Biélinski, 1841), et suivre le même chemin que l’Europe occidentale, en nous gardant de ses erreurs (N. Dobrolioubov, 1859), pour ensuite la rattraper et la dépasser comme le voulaient les bolcheviks ? La « révolution conservatrice » actuelle, qui se développe en réaction à la perestroïka, avec son anti-occidentalisme, la dénonciation de la décadence de l’Occident « pourri », le rejet du modèle libéral-démocratique pour une voie russe originale, ou eurasienne (A. Douguine, 2011), ne peut être comprise sans remonter aux débats de la première moitié du XIXe siècle, qui restent d’une étonnante actualité.

Sans équivalent dans quelque langue que ce soit, cette anthologie, avec ses nombreux textes traduits pour la première fois en français, ses notices de présentation qui la rendent accessible au grand public, son absence de parti pris, permettra d’avoir du rapport intellectuel ou idéologique de la Russie à l’Occident une vue étendue et approfondie (140 auteurs, qui reflètent beaucoup mieux une réalité complexe et variée que les quelques dizaines de noms auxquels on se réfère d’habitude). Sur plus de deux siècles, on pourra suivre l’évolution d’idées antagonistes issues d’une part des Lumières françaises (droits de l’homme, État de droit, démocratie, principe individuel, cosmopolitisme), d’autre part du romantisme allemand (génie national, individualité nationale, idéalisme), et la permanence de mythes historiosophiques qui fondent l’altérité de la Russie et sa mission salvifique ou régénératrice. Cet ouvrage est nécessaire à tous ceux qui s’intéressent à la Russie présente ou passée ou qui veulent suivre le destin des idées européennes sur le sol russe.

Michel Niqueux est professeur émérite de l’Université de Caen Normandie.

 

 

 

 

Revue des études slaves, tome 87, fascicule 2 

ISBN 978-2-7204-05440-0, 169 pages

Introduction, par Catherine Depretto

Articles

Borodkin Leonid, Динамика уровня жизни российских рабочих в годы Первой мировой войны: новые подходы, новые оценки
The Evolution of the Living Standards of the Russian Workers During the First World War: New Approaches and Assessments

Lavrov Aleksandr, Les prisonniers de guerre des Puissances centrales dans l’Empire russe : bilan de la recherche en Russie
The Prisoners of War from the Central Powers’ Countries in Imperial Russia: A Review of Russian Historiography

Hofmeister Alexis, A War of Letters – What do we read in Soldiers’ Letters of Russian Jews from the Great War?
Une guerre de lettres. Que disent les lettres de soldats juifs de Russie écrites pendant la Grande Guerre ?

Boisserie Étienne, “En ces temps difficiles…” L’entrée des Slovaques dans la société du sacrifice et de la frugalité
‘In these difficult times…’ When the Slovaks Enter the Society of Sacrifice and Frugality

Matković Stjepan, Miloš Edi, La Croatie ou la terre promise des enfants de Bosnie-Herzégovine 1917-1919
Croatia or the Promised Land of Bosnia-Herzegovina Children, 1917-1919

Jurgenson Luba, Le corps comme enjeu de la modernité et l’expérience de la Première Guerre mondiale
The Body as an Issue of Modernity and the Experience of the First World War

À propos de…

Breuillard Jean et Viellard Stéphane, Histoire de la langue russe des origines au XVIIIe siècle, Paris, 2015, par Roger Comtet
Livak Leonid, Ustinov Andrej, Литературный авангард русского Парижа, Moskva, 2014 ;  Schlögel Karl, le Berlin russe, trad. de l’allemand par Didier Renault, Paris, 2014, par Stéphanie Cirac

1. Phonologie et morphologie, 3ème édition corrigée

par Paul GARDE

ISBN 978-2-7204-0336-1, 2016, 3e éd. corrigée, 464 pages

Ce volume est consacré à deux parties essentielles de la grammaire russe – la phonologie et la morphologie. Il laisse de côté un troisième domaine – la syntaxe (sera abordée dans l’ouvrage de R. Roudet) . Son but est de donner, dans ces limites, une description aussi complète et rationnelle que possible du russe moderne.
Complète : il a l’ambition de permettre à l’usager, dans le plus grand nombre de cas possible, de répondre à la question suivante : quelle est, pour dire ou écrire telle ou telle chose, la forme ou la tournure correcte en russe ?
L’auteur n’a pas jugé utile d’inclure les règles grammaticales dont le résultat est déjà donné dans les dictionnaires même élémentaires. La morphologie dans ce livre se borne à une étude de la flexion. La plus grande attention a été accordée aux problèmes des exemples et des énumérations. Devant toute série d’exemples qui lui est présentée, le lecteur a le droit de savoir s’il s’agit d’un échantillon parmi un grand nombre de formes possible, ou au contraire d’une énumération exhaustive.
Description rationnelle : on a essayé dans tous les cas de rendre compte de toute la diversité des faits à partir de principes cohérents et de règles aussi simples que possible, dont chacune couvre le plus grand nombre possible de faits. Ainsi le lecteur a t il la possibilité non seulement de savoir, mais aussi de comprendre.
Cette grammaire devrait donc être accessible non seulement à tous les étudiants de russe au niveau universitaire, mais encore à toute personne curieuse du fonctionnement de la langue.

2. Syntaxe

par Robert ROUDET

ISBN 978-2-7204-0542-6, 400 pages

Le présent volume fait partie de GRAMMAIRE RUSSE par Paul Garde. La rédaction de ces deux parties n’a pas été coordonnée, mais les différences de présentation, de terminologie et de méthode qu’on peut observer entre eux n’impliquent aucun désaccord sur les faits de langue et leur interprétation. L’éditeur et les deux auteurs pensent que l’ensemble des deux ouvrages fournit au lecteur francophone un panorama général, rationnel et précis du fonctionnement de la langue russe.
Cette syntaxe traite d’un certain nombre de points essentiels de la langue russe. Cela revient à dire en d’autres termes que cet ouvrage ne prétend nullement à l’exhaustivité, exhaustivité qui ne semble d’ailleurs gère possible dans ce domaine. Le plan général est aussi traditionnel que possible, calqué sur l’approche généralement adoptée en morphologie, où l’on étudie tout d’abord la morphologie nominale, puis la morphologie verbale. Le fonctionnement des cas est donc traité en premier lieu, et ce premier chapitre pose des problèmes sérieux de plan : en effet, cette question est reliée à toute une série de mécanismes fondamentaux de la langue, et la seule solution que nous avons trouvée pour ne pas tout confondre est d’exposer le système général des cas avec de très nombreux renvois, soit à la partie traitant de la formation des syntagmes qui est la dernière partie du premier chapitre, soit au chapitre 3 qui traite de la proposition simple. Les raisons de cela sont expliquées au début du premier chapitre.
Le chapitre 2 traite de tout ce qui a trait au système verbal : personnes, aspect, verbes de mouvement, mode, voix et formes non prédicatives du verbe. Le chapitre 3 est consacré aux différents types de propositions simples qui posent des problèmes de syntaxe et le chapitre 4, le dernier, traite de la proposition complexe. Dans un souci de ne pas surcharger le texte par de continuelles références, mention n’est faite des ouvrages utilisés qu’en début de chaque chapitre, sous la rubrique « Quelques sources », où sont indiqués les travaux qui nous ont semblés les plus utiles ; nous n’y revenons généralement pas par la suite, et ce malgré le fait que, bien entendu, bien des passages de cette syntaxe s’appuient sur des recherches déjà existantes. Les exemples sont pratiquement tous pris dans le Nacional’nyj korpus russkogo jazyka et ceux-ci sont cités avec des références entre crochet […]. Le principe suivant a été adopté pour les références : pour ne pas surcharger le texte, lorsqu’il s’agit d’une oeuvre littéraire ou d’une monographie sur un sujet non littéraire, seul le nom de l’auteur est donné ; il s’agit d’un exemple qui est pris dans une journal suffisamment connu, c’est le nom du journal qui est indiqué. Parfois, lorsqu’il est manifeste qu’il s’agit d’une oeuvre littéraire publié dans un journal, c’est malgré tout le premier principe qui est appliqué.

Cet ouvrage s’adresse à des personnes ayant déjà une certaine connaissance du russe, il devrait normalement être utilisable par tout étudiant ayant la volonté et la patience d’étudier la langue en profondeur : l’emploi des termes « techniques » a été réduit au minimum et l’exposé se veut simple et clair, tout en évitant les simplifications abusives faites parfois au nom de la pédagogie.

Robert Roudet et professeur de linguistique russe à l’Université Jean-Moulin – Lyon 3

Histoires de marins, de chevaliers et de gentilshommes (1700-1730)

ISBN 978-2-7204-0543-3, 2016, 168 pages, glossaire des néologismes, bibliographie

textes traduits et commentés par Myriam d’AVEZAC-ODAYSKI

Pierre le Grand s’est intéressé à tout, sauf à la littérature. S’il se représente en démiurge, pétrissant et fondant la statue de la Russie nouvelle, et s’il convoque peintres, graveurs, poètes et historiens pour glorifier son règne, il ne revendique aucune ambition et ne manifeste aucun goût en matière de belles-lettres. Les spécialistes de ce domaine lui ont rendu son mépris en affirmant que son règne est le point le plus bas de la création littéraire dans son pays. La tradition de la littérature russe ancienne touche à sa fin, même si l’on continue de copier ça et là des chroniques, des récits édifiants ou satiriques, des vers syllabiques, des itinéraires de pèlerins et des Vies de saints.  La littérature occidentalisée, acclimatant en Russie le roman, le drame et la comédie, la poésie classique, ou la presse d’information est encore en gestation. Et pourtant, il existe une poignée de « récits pétroviens » (petrovskie povesti) des années 1700-1730 qui lancent un pont entre les deux mondes. Ils s’extraient du cocon  des oeuvres narratives traditionnelles, presque toujours situées à l’intérieur de l’espace russe, ou dans l’univers slave orthodoxe qui s’étend jusqu’à « Tsargrad » (Constantinopole), la « Montage Sainte » (le mon Athos), ou Jérusalem.

Ce livre est la première traduction française des trois principaux récits pétroviens : L’Histoire du marin russe Basile Kariotski, L’Histoire du chevalier russe Alexandre et L’Histoire du Fils de gentilhomme. Ils ont en commun de mettre en scène un héros nouveau, russe » au sens moderne du terme (rossijskij), marin de préférence, et entreprenant. S’il conserve précieusement sa foi orthodoxe et sa piété filiale, il part hardiment à l’étranger et se dirige, comme Pierre le Grand lui-même, vers la Hollande, l’Angleterre ou la France. Il entend y conquérir gloire et fortune, mais aussi et surtout science (nauka). Le monde qu’il sillonne est plein de périls et d’aventures, de femmes et d‘amour (en français dans le texte). S’y mélangent joyeusement les réalités du XVIIIe siècle et des réminiscences des romans de chevalerie ou des histoires galantes que les gentilshommes de France ou d’Angletterre connaissent bien. D’un épisode à l’autre, comme sur les tapisseries des Gobelins, notre marin russe est transporté de la rade de Londres où il manoeuvre avec la flotte de guerre, à un tournoi en armures ou à une embuscade de brigands dans une forêt impénétrable. Il passe du Décaméron à l’Amadis de Gaule, tout en suivant le Règlement de la marine édicté par Pierre. Deux héros russes sur trois meurent tragiquement à la fin de leurs tribulations, seul le marin Basile rentre heureux comme Ulysse, après avoir fait son long voyage. L’essentiel n’est pas le dénouement, mais le départ. Ces récits sont à l’image d’une aube nouvelle : l’air est frais, le vent se lève, les couleurs sont vives, l’aventure nous appelle.

Docteur en études slaves de l’Université Paris-Sorbonne, Myriam d’Avezac-Odaysky s’est spécialisée dans la traduction des oeuvres russes et ukrainiennes des XVIe-XVIIIe siècles.

Cotisation annuelle des membres de l’IES pour l’année 2018 (vous pouvez également ajouter un don, vous trouverez cet article sur le site, dans le menu ADHÉRENTS)

 

 

Médiateurs et médiations

publié sous la direction de Antoine Marès

ISBN 978-2-7204-0538-9, index des noms, 368 pages

L’Europe centrale, à la fois proche et lointaine, a commencé à être véritablement « découverte » en France au XIXe siècle, même si des liens anciens existaient depuis le Moyen Âge. Par ailleurs, Paris s’est longtemps considéré comme un phare culturel, à tel point que l’exportation de la culture a été et reste au centre de la politique étrangère française. Pour étudier ce double phénomène, cet ouvrage met l’accent sur les médiateurs qui ont agi entre la France et l’Europe centrale : individus, groupes ou institutions. Comment les flux se sont-ils organisés de la France vers les espaces polonais, tchèque, slovaque et hongrois ? Comment ont-ils fonctionné en sens inverse ? Une approche croisée permet de mieux appréhender les attentes centre-européennes et la construction des savoirs français sur une région qui – malgré sa récente entrée dans les structures européennes – demeure périphérique dans les représentations de l’étranger.

Vingt et un universitaires et chercheurs de Bratislava, Budapest, Prague et Paris se sont réunis pour dresser des portraits (journalistes, traducteurs, savants, hommes politiques, animateurs de revues…), analyser les échanges, apprécier les réalisations et leurs limites. Il s’agit aussi de mettre au jour des figures ou des faits méconnus qui montrent le fonctionnement de la médiation et l’intensité de la relation entre la France et l’Europe centrale jusqu’au début du XXIe siècle.

Table des matières

  • Introduction – Antoine MARÈS, De la médiation à la construction des savoirs entre la France et l’Europe centrale

Figures de médiateurs

  1. Eva FRIMMOVA – Un médiateur culturel au xviie siècle : Peter Fradelius (1580-1621), vice-recteur de l’Université de Prague
  2. Tereza RIEDLBAUCHOVA – Julius Zeyer: médiateur de la culture française
  3. Balázs ABLONCZY – Avant et après l’amour: la position des médiateurs culturels entre la France et la Hongrie à travers l’exemple de Raoul Chélard
  4. Michal KSINAN – Milan Rastislav Štefánik comme médiateur culturel
  5. Danuta KNYSZ-TOMASZEWSKA – La « bibliothèque polonaise » de Paul Cazin (1908-1963)
  6. Gergely FEJERDY – Paul Auer : un médiateur hongrois entre la France et l’Europe médiane
  7. Lidwine WARCHOL – Jean Fabre : une figure emblématique des relations intellectuelles franco-polonaises
  8. Jana TRUHLAROVA – Jozef Felix et la constitution d’une romanistique slovaque
  9. Maria PASZTOR – Bronisław Geremek ou comment expliquer la France aux Polonais et la Pologne aux Français

Portraits de groupes

  1. Leszek KUK – La contribution des exilés polonais en France à la naissance de l’intérêt français pour les questions nationales dans l’Europe médiane (dans les années 1830-1860)
  2. Tomasz SCHRAMM – Les médiateurs de la Pologne en France pendant la Première Guerre mondiale
  3. Maria DELAPERRIÈRE – Médiations et médiateurs culturels entre la France et la Pologne de l’entre-deux-guerres
  4. Antoine MARÈS – Médiation et médiateurs de la culture tchèque en France dans l’entre-deux-guerres
  5. Bohumila FERENCUHOVA – Helena Turcerová-Devečková, la famille Ernest Denis et Turčiansky sv. Martin comme lieux de médiation culturelle
  6. Catherine HOREL – Les projets fédéralistes comme médiation en Europe centrale après Trianon. D’Oszkár Jászi à Elemér Hantos
  7. Jiří HNILICA – L’association des anciens élèves tchécoslovaques de lycées français au XXe siècle, amicale ou groupe d’influence ?

Diversité des médiations

  1. Marek TOMASZEWSKI – Entre histoire et littérature : interactions et figures de l’imaginaire. Quelques visions de la Pologne chez les romanciersfrançais du XVIIIe siècle
  2. Catherine SERVANT – « Lettres tchèques » dans le Mercure de France au tournant des XIXe et XXe siècles
  3. Milena LENDEROVA – Le code vestimentaire parisien dans les magazines tchèques
  4. Martin BRTKO – La revue Elán de Ján Smrek comme lieu de médiation culturelle slovaco-française. Le rêve bergsonien d’un combattant-gentleman
  5. Pavel CECH – Les traductions du français en tchèque (1945‒1960)
  6. Eduard MAUR – Témoignage sur l’écho de l’École des Annales à Prague  dans les années 1960 et 1970
  7. Marie-Élizabeth DUCREUX – Le Centre français de recherche en sciences sociales de Prague (CEFRES) : une institution, un médiateur, un « acteur-réseau »
Conclusions, par Antoine MARÈS
Notices bio-bibliographiques
Index des noms de personnes

Tolstoï et la musique

indisponible

Tolstoï et la Russie

publié sous la direction de Gérard Abensour

ISBN 978-2-7204-0473-3, 88 pages, illustrations en n & b

Nationalisme, patriotisme, orthodoxie, amour d’un peuple, d’une langue, d’une terre. Cette terre où il repose seul au milieu d’une clairière. Un noeud de contradictions. Russe par toutes les fibres de son être, mais ne se déterminant que dans un jeu d’oppositions et de négations. En réaction à la séduction du Caucase, il découvre ce qu’est la vraie Russie. Déjà dans la guerre de 1812 qu’il décrit dans Guerre et paix, il décèle l’existence d’un patriotisme latent. Ce patriotisme qui s’épanouit lors des combats meurtriers de la guerre de Crimée en 1854. Lui qui a si belle allure dans son uniforme d’officier commence déjà à manifester un patriotisme qui a des relents d’antipatriotisme. Même contradiction en matière de religion où on peut parler de la sainte étrangeté de certains personnages. Et pourtant, devant l’odieux des pogroms, sa seule réaction le conduit à s’interroger sur le concept de judaïté. Paradoxalement ce contempteur de l’État inspirera les fondateurs du parti KD, ces libéraux qui, sous son influence, réhabiliteront la terre russe. La Russie est d’abord une terre.

publié sous la direction de Catherine Depretto

ISBN 978-2-7204-0491-7, 288 p., index des noms

Écrire sur Tolstoï aujourd’hui, c’est chercher à comprendre, par-delà les clichés, ce que représentent pour nous l’écrivain et le penseur. Les vingt et une contributions de spécialistes français et étrangers rassemblées ici jettent de nouveaux éclairages sur son art et son enseignement, envisagés aussi bien dans la longue durée de leur réception et de leur interprétation qu’à travers russe des années 1910. C’est ainsi qu’émerge « un autre Tolstoï », ancré certes dans le XIXe russe et européen, mais aussi, en dépit de ses déclaration mêmes, un homme du XXe siècle, sensible aux orientations les plus modernes de l’art et de la société.

 

Présences russes dans le monde du XXIe siècle

édité par Emilia Koustova & Evelyne Enderlein

174 pages, illustrations en noir & blanc

Introduction – Présences russes dans le monde du XXIe siècle : influences reconfigurés, présences nouvelles ? par Emilia KOUSTOVA et Évelyne ENDERLEIN

Entre modèle, contre-modèle et manipulation du modèle : la relation asymétrique entre les États-Unis et la Russie après la guerre froide, par Stéphane DUPUY

Le monde russe : un concept et son évolution, par Yauheni SMIRNOU

Promouvoir la culture, conforter l’influence : Rossotrudnicestvo et Russkij Mir, instruments du soft power russe à l’ère postsoviétique, par Maxime AUDINET

De la confrontation à la coopération et à la prise d’influence : la politique de l’Église orthodoxe russe en Europe occidentale (2000-2010), par Nikolay MITROKHIN

Le processus de réforme des États postsoviétiques : politiques et interactions de l’Union européenne et de la Russie dans leur voisinage commun, par Laure DELCOUR

Polyphonie linguistique en Ukraine, par Olena POLOVYNKO

Le renouveau de la politique dans l’émigration russe en France (2011-2013), par Olga BRONNIKOVA

Voyage littéraire d’un « continent imaginaire » : Russie – Argentine, aller et retour, par Martina STEMBERGER

 

publié sous la direction de M. Delaperrière et F. Ziejka

ISBN 978-2-7204-0472-6, 250 p., ill. en couleur, index

L’histoire de la Pologne est indissociable de celle des nombreuses minorités nationales, ethniques et religieuses qui au cours des siècles ont partagé les mêmes territoires et souvent un même destin.

Ces minorités ont vécu des périodes orageuses, des conflits fratricides, avant de subir les assauts exterminateurs de deux totalitarismes.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette identité multiple, bafouée, oubliée et souvent mutilée ?

C’est dans une perspective à la fois historique, sociopolitique et littéraire que ce volume propose un bilan substantiel et s’interroge sur l’avenir.

 

Revue des études slaves, tome 87, fascicule 1

publié sous la direction de Nadia Podzemskaia

ISBN 978-2-7204-0541-9, 126 pages, illustrations en noir et blanc

Introduction, “Héros de l’image” par Nadia PODZEMSKAIA

MAZUR Natalia, Alcibiade et son image : à propos d’une épigramme d’Evgenij Baratynskij
BRAGINSKAJA Nina, binômes, opposition, répétition, contraste : les racines mythologiques des catégories esthétiques d’Ol′ga Frejdenberg
CAYE Pierre, “Cose antichissime, e nuove a’ moderni animi” : Alberti et l’antique selon Vasilij Zubov
PODZEMSKAIA Nadia, le parcours scientifique d’Aleksandr Gabričevskij et son Esthétique du vase
ЗАГЯНСКАЯ Галина, концепция древнегреческого рельефа как основа теории художественной формы Владимира Фаворского: материалы к истории формального метода в России
Vladimir Favorsky, his Views on Classical Antiquity Tra ditions and his Theory of Greek relief: Towards a Story of the Formal Method in Russia

MEDVEDKOVA Olga, André Grabar et la filiation entre l’art antique, l’art byzantin et russe ancien dans l’historiographie russe

Comptes rendus

Mouchard Florent, la Maison de Smolensk, une dynastie princière du Moyen Âge russe (1125-1404), Paris, 2015, par Gail Lenhoff

L’invention de la Sibérie par les voyageurs et écrivains français (XVIIe-XIXe siècles), sous la direction de Sarga Moussa et Alexandre Stroev, Paris, 2014, par Michel Mervaud

Littératures postsoviétiques de l’imaginaire

publié sous la direction de Viktoriya Lajoye

2014, 136 pages

avant-propos par Véronique JOBERT

Introduction. Entre le réel et la fiction : le reflet de la société russe contemporaine dans ses littératures de l’imaginaire, par Viktoriya LAJOYE

Les tendances politiques des littératures postsoviétiques de l’imaginaire, par Leonid FISMAN

L’évolution du genre « histoire alternative » dans les littératures russes contemporaines, par Boris LANINE

La omposante ukrainienne des littératures de l’imaginaire dans l’espace postsoviétique, par Natalia LOGVINENKO

Influences occidentales sur la formation des littératures postsoviétiques de l’imaginarie, par Tatiana KOKHANOVSKAÏA et Mikhaïl NAZARENKO

La Russie et la France : trois siècles de relations

1994

Avant-propos, par Véronique JOBERT

L’économie de la Russie à l’aube de l’an 2000, par Bernard AMET

Le « Master franco-russe de management international », par Bruno BARON-RENAULT

Les blés de la mer Noire et les origines du protectionnisme agricole, par J.-Louis VAN REGEMORTER

Vassili Trediakovski (1703-1769), Samuel Bochart (1599-1667) et l’origine des Russes, par Jean BREUILLARD et Iouri POLOUEKTOV

La France et les Français vus par les voyageurs russes (XVIIIe-XIXe siècles), par M. NIQUEUX

La littérature russe en France à la fin du XIXe siècle : la critique française devant « l’âme slave », par Jean BONAMOUR

La conception de l’histoire chez les slavophiles, par Jean-Louis DUMAS

Michelet et la Russie. Pologne et Russie : un texte de 1851, par André ROPERT

Ramuz et la Russie, par Gérard POULOUIN

Remy de Gourmont et les symbolistes russes, par Bernard BECK

Les échanges culturels franco-russes après Staline, par Yves HAMANT

IIe Doctoriales de l’Association française des russisants

2014, 148 pages

Avant propos, par Véronique JOBERT

Introduction, par Boris CZERNY

La figure du paysan, antidote à l’angoisse dans l’oeuvre de Léon Tolstoï, par Claire DELAUNAY

Nikolaj Kljuev et les Scythes : la révélation d’un poète « populaire », par Daria SINICHKINA

La figure de Tchernychevski dans Le Don de Vladimir Nabokov, par Sophie BERNARD-LÉGER

Le héros au service du peuple dans la Fantastika postsoviétique, par Viktoriya LAJOYE

Les mots du pouvoir et de l’intime dans Leningrad assiégé, par Sarah GRUSZKA

Les YMCA entre protestantisme non-conformiste et constitution d’une structure sociale : les débuts du transfert d’un modèle d’organisation dans L’Empire russe (fin du XIXe s.-début du XXe s.), par Natalia PASHEEVA

La figure de la Russie dans le dessin de presse russe en France dans l’entre-deux-guerres, par Kateryna LOBODENKO-SENANI

Le dialogue entre la prose et la poésie dans Eugène Onéguine, par Florian VOUTEV

La recherche d’un modèle de présentation de l’histoire soviétique dans les années 1990-2000 : l’exemple du manuel scolaire Histoire de la Russie. XXe-début XXIe siècles d’A. Danilov, L. Kosulina, M. Brand, par Olga KONKKA

La tragédie de la culture matérielle selon Maximilian Volochine, par Agnès CALLADINE